Trump veut blacklister les entreprises chinoises qui copient des groupes américains

politique

Par Amandine Jonniaux le

Le gouvernement américain projetterait de voter un décret visant à interdire de territoire les marques chinoises ayant copié des brevets américains. 

Crédits Mohamed_hassan via Pixabay CC

Après s’être attaqué à Huawei, Donald Trump semble cette fois décidé à aller plus loin, en sanctionnant — du moins en blacklistant de son territoire, toutes les entreprises chinoises qui copient fréquemment les technologies américaines. Selon le Washington Post qui cite des sources proches de la Maison-Blanche, l’assistant présidentiel au bureau exécutif Peter Navarro étudierait en effet la possible application d’un décret présidentiel visant à protéger les brevets américains. Ainsi, une entreprise chinoise qui aurait pour habitude de “s’inspirer” un peu trop souvent des innovations américaines (hardwares ou logicielles) déjà existantes, serait potentiellement susceptible de se voir interdite de commercialisation outre-Atlantique, et ce, même si ses produits ne constituent pas une menace avérée pour la sécurité nationale. 

Face à cette fuite dans les médias, Peter Navarro a qualifié les informations du Washington Post de “fake news, tandis que le Washington Post a maintenu ses affirmations, assurant que ses journalistes avaient eu entre les mains des copies de documents officiels relatifs à la commande d’un tel décret. Si le texte venait à être voté met en garde le site Engadget, cela pourrait potentiellement amener le gouvernement américain à interdire certaines entreprises sur des critères mineurs ou du moins controversés. Pour le moment, une telle liste noire existe déjà, mais elle ne concerne que des entités constituant des menaces militaires ou terroristes pour les États-Unis. Si Donald Trump a récemment insisté sur la nécessité que le gouvernement chinois soit plus attentif au sujet du vol de propriété intellectuelle, qui coûterait chaque année au gouvernement jusqu’à 600 milliards de dollars par an selon un rapport publié l’année dernière, ce type de décision pourrait enliser encore davantage les deux superpuissances dans le conflit qui les oppose déjà depuis plusieurs mois.