Réseau 5G : la Commission européenne ouvre la porte à Huawei

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Par Olivier le

L’Union européenne n’a pas fermé la porte à Huawei pour l’équipement 5G des opérateurs du vieux continent. Au désespoir des États-Unis, qui militaient activement pour une interdiction pure et simple.

Crédit Pixabay / Mohamed Hassan 

Dans sa « boîte à outils », la Commission européenne décrit l’approche coordonnée que les États membres de l’Union devront suivre pour sécuriser leurs équipements réseau en 5G. Le déploiement est en cours, et il est essentiel que chaque opérateur suive le même cahier des charges.

Sécurité et souveraineté de l’UE

Parmi les mesures mises sur la table par la Commission, les États doivent renforcer les exigences de sécurité pour les opérateurs, maintenir une chaîne d’approvisionnement et de valeur durable et diversifiée, veiller à ce que chaque opérateur se dote d’une stratégie multi-fournisseur afin de limiter toute dépendance majeure envers un fournisseur unique. Il leur faut aussi évaluer les profils de risque des fournisseurs en appliquant des « restrictions pertinentes » pour ceux considérés à haut risque.

En clair, Huawei a reçu son invitation pour participer aux différents appels d’offre pour l’équipement 5G en Europe. Mais les règles sont strictes et les États membres ainsi que les opérateurs ont la liberté d’écarter le géant chinois pour des raisons de sécurité ou de dépendance. En France par exemple, les opérateurs ont obligation de demander une autorisation auprès de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) pour le déploiement de leurs réseaux.

L’Union européenne donne ici un cadre dans lequel les opérateurs vont pouvoir agir, une aide utile alors que chaque pays donnait l’impression de vouloir partir seul avec ses propres législations. Cette boîte à outils représente aussi une rebuffade contre les États-Unis, qui ont lourdement poussé à interdire purement et simplement les équipements Huawei pour des raisons d’espionnage.

Source: Europa