Streaming : l’accès à ces 36 sites illégaux est désormais bloqué par Orange, SFR, Bouygues et Free

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Par Felix Gouty le

79 domaines Internet attachés à 36 sites de streaming, de téléchargement et de torrent illégaux ont été épinglés par la justice française en janvier 2020, après une plainte de plusieurs organismes représentant le cinéma français. Par conséquent, les quatre grands fournisseurs d’accès à Internet sont forcés de les bloquer.

Le téléchargement illégal.
Crédits : GotCredit / Flickr.

C’est une nouvelle hécatombe pour les sites français de streaming et de téléchargement illégaux. 36 d’entre eux, s’appliquant à un nombre total de 79 domaines, se retrouvent désormais bloqués par les quatre grands fournisseurs d’accès à Internet de France : Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free. Cette décision a été rendue par le Tribunal judiciaire de Paris le 16 janvier dernier. La plainte initiale – de violation de nombreuses règles attachées aux droits d’auteur – avait été déposée par plusieurs représentants du cinéma et de la télévision français, dont le Centre national du cinéma (CNC), la Fédération nationale des éditeurs de films (FNEF), le Syndicat de l’édition vidéo numérique (SEVN) et l’Union des producteurs de cinéma (UPC). Pendant au moins 18 mois, les personnes souscrivant à Internet par le biais d’un des quatre opérateurs évoqués n’auront plus accès aux différents domaines des sites cités ci-dessus :

  • Allostream
  • Annuaire-telechargement-ec
  • Annuaire-telechargement-fr
  • ATFUT
  • DivxTOP
  • DPSTREAM
  • DPStreaming
  • ETOPOP
  • EZTV
  • Filme-Streaming
  • Filmcomplet
  • FilmStreamingg1
  • FilmStreaming1FV
  • Filmz
  • FRStream
  • Full-Serie
  • HDS-Streaming
  • HDSS
  • LibertyVF
  • N1Streaming
  • Papystreaming
  • Planet-Streaming1
  • Radego
  • Serie-Streaming
  • Seriecomplete
  • SKStream
  • Streamcomplet
  • Streamdirect
  • Streaming-VOSTFR
  • StreamingDIVX1
  • Time2watch
  • VKStreaming
  • Voir-Films-Series
  • VOSTFRSerie
  • Wikiserie
  • YTS

Prélude à l’Arcom ?

Selon TorrentFreak, l’ALPA (Association de lutte contre le piratage audiovisuel) avait recensé l’accès illégal par téléchargement en torrent à près de 12 000 œuvres cinématographiques différentes sur YTS. Près de 5 000 films et séries étaient disponibles de la même façon sur plusieurs domaines de la plateforme pirate EZTV. Quant au site de streaming Allostream, il comptait 1 300 films et 900 séries et émissions télévisées en disponibilité gratuite et illégale. Si jamais l’un des sites cités plus haut venait à contourner le blocage en s’installant sur un nouveau domaine, les plaintifs devront demander la permission au juge de l’ajouter à la décision judiciaire rendue. Cette action groupée constitue, en quelque sorte, un aperçu de ce dont sera probablement capable l’Arcom (Autorité de régulation des communications audiovisuelles et numériques), la prochaine entité gouvernementale censée réprimander et punir le piratage. Cette dernière est le résultat d’une fusion entre le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) et Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet). Principale différence avec Hadopi dans la matière : elle mettra à disposition une liste noire des sites de streaming et de téléchargement illégaux pour faciliter les attaques en justice de la part des ayant-droits.