Coronavirus : l’effet spectaculaire de la quarantaine sur la pollution de l’air

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Par Olivier le

À quelque chose malheur est bon. L’épidémie de coronavirus qui se déploie partout dans le monde a réduit la pollution de l’air dans la région confinée du Wuhan.

Image : NASA
Image : NASA

Dans la région du Wuhan, l’épicentre du nouveau coronavirus, la pollution de l’air s’est fortement réduite depuis que les autorités ont mis en place une quarantaine pour éviter la propagation du COVID-19. La NASA et l’ESA, l’agence spatiale européenne, ont publié une série de clichés satellite de la zone : la suspension des activités industrielles a eu un effet spectaculaire sur les émissions de dioxyde d’azote (NO2) et d’ozone.

La pollution de l’air en forte baisse

Traditionnellement, la pollution se réduit pendant le congé du nouvel an lunaire, puis les émissions repartent de plus belle après les fêtes. Cette année dans le Wuhan, rien de tel : le niveau de pollution est resté au plus bas. Et pour cause : la quarantaine a gelé la quasi-totalité de l’activité économique dans la région.

Image : NASA
Image : NASA

Le niveau de NO2 émis dans la zone est de 10 à 30% plus faible que ce qu’il est en temps normal. La NASA avait bien relevé une chute de la pollution sur Pékin durant les Jeux olympiques de 2008 (pas question d’indisposer les visiteurs du monde entier), ainsi que dans d’autres pays pendant la récession de 2007/2009, mais rien de comparable avec le Wuhan durant l’épidémie de coronavirus.

Les mesures de confinement, d’interdiction des rassemblements et de réduction des transports vont sans doute occasionner un recul global de la pollution dans le monde. Difficile pourtant de se réjouir de cette situation, sachant le bilan très lourd du COVID-19 en Chine, où le coronavirus a causé plus de 3.000 décès, et ailleurs sur la planète.

Source: NASA