Huawei : les États-Unis accordent un énième sursis de 45 jours

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Par Julie Hay le

Le département américain du Commerce donne un nouveau sursis à Huawei et autorise les entreprises américaines à commercer avec le géant chinois. La licence temporaire prendra fin le 15 mai prochain.

Nouveau chapitre dans la guerre qui oppose Huawei aux États-Unis. Pour la quatrième fois, les États-Unis prolongent la licence temporaire, qui permet aux entreprises américaines de commercer avec le constructeur chinois sous certaines conditions. Si la firme ne peut toujours pas utiliser les services Google pour ses smartphones, elle peut toujours commercer avec les géants américains de la tech, notamment en ce qui concerne les infrastructures télécoms du pays. Après avoir interdit les affaires commerciales entre les États-Unis et Huawei en mai dernier, le département du commerce avait rapidement créé une licence temporaire pour reculer la date fatidique de trois mois, avant de la reporter à nouveau à trois reprises. Si, outre-Atlantique, on redoute de se passer des technologies de Huawei, c’est parce que la firme est un leader dans les télécoms et plus précisément sur la 5G. Dans les zones rurales, bon nombre d’opérateurs téléphoniques utilisent les technologies Huawei et doivent donc trouver des solutions. Le gouvernement américain investira d’ailleurs 1 milliard de dollars pour aider les fournisseurs dans leur transition. Une facture approuvée par le sénat qui doit désormais être signée par le président américain, Donald Trump.

Les États-Unis, qui accusent Huawei d’espionnage pour le compte du gouvernement chinois, avait d’ailleurs alourdi les charges qui pesait sur l’entreprise chinoise et l’accusait d’espionnage et de racket industriel. Un acte de 16 chefs d’accusation que Huawei avait jugé injustifié. “Cette nouvelle accusation fait partie des tentatives du Département de la Justice américaine visant à nuire irrévocablement à la réputation et aux activités de Huawei, pour des raisons liées à la concurrence plutôt qu’au respect du droit. Cette nouvelle inculpation n’est que la reprise d’accusations portées au civil il y a près de 20 ans, déjà réglées, jugées et dans certains cas rejetées par les Magistrats et les jurés. Le gouvernement ne l’emportera pas grâce à ces accusations dont nous allons démontrer le caractère infondé et injustifié” expliquait-elle dans un communiqué officiel. En France, le ministre de l’Économie, Bruno Lemaire a expliqué que la firme ne serait pas écarté de la 5G en France. Ces derniers mois, Donald Trump avait encouragé les gouvernements européens à suivre son exemple.