Comment cet algorithme peut retrouver des personnes perdues dans l’océan

Des chercheurs du MIT et leurs collègues suisses ont mis au point une méthode algorithmique qui trouvent les zones de convergence des courants marins, où des objets ou personnes perdus dans l’océan peuvent être attirés.

Wilson, l’ami imaginaire en forme de ballon de Tom Hanks, emporté par les vagues dans “Seul au Monde” (Crédits : 20th Century Fox / DreamWorks).

Retrouver des objets, des navires ou des personnes perdues dans l’océan est sans doute l’une des tâches les plus difficiles et éprouvantes pour les sauveteurs. Aujourd’hui, une nouvelle méthode algorithmique pourrait leur aider à y parvenir plus facilement et rapidement. Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) et, notamment, de l’Institut fédéral de technologie de la Suisse la décrivent dans une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue Nature Communications. L’algorithme mis au point par ces chercheurs se basent sur une variété de paramètres mesurés localement dans la région de l’océan ciblée : la force et la direction des courants marins, les vents de surface, l’ampleur des vagues, etc. De cette façon, il est capable d’identifier, en temps réel, les zones vers lesquelles des objets flottant à la surface de l’eau pourraient être amenées à converger. Les scientifiques appellent ces zones des “profils d’attraction transitoire” ou TRAPS. “On peut comparer ces TRAPS à des aimants non-fixes, qui attireraient des pièces posées sur une table”, explique Mattia Serra, chercheur au MIT, dans un communiqué.

Pour valider la précision de leur algorithme, les chercheurs ont laissé différents flotteurs et mannequins être portés par les courants dans plusieurs régions océaniques du globe. Au préalable, ils avaient réalisé une recherche des TRAPS locaux grâce à leur nouvelle méthode. Quelques heures plus tard, ils se sont aperçus que les objets lancés dans l’océan avaient bien convergé au niveau des TRAPS trouvés à l’aide de  leur algorithme. “Des groupes comme la Garde côtière américaine s’aident régulièrement de simulations et de modèles physiques pour connaître la direction des courants océaniques”, souligne le chercheur Thomas Peacock. Néanmoins, ces modèles ne prennent pas en compte certaines conditions temporaires comme les TRAPS. “En utilisant notre méthode, ils pourraient savoir directement où se situent les TRAPS. Ainsi, si un accident a été relevé dans l’heure, il seraient capables de se rendre tout de suite là où les zones de convergence temporaires possibles se situent. C’est très important lorsque, dans l’espoir de retrouver et de secourir une personne, la fenêtre de temps est limitée.”

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