Des test prioritaires pour les utilisateurs de StopCovid ?

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Par Victor Keller le

Pour ressusciter l’application jugée inefficace et trop coûteuse, le gouvernement étudierait la possibilité d’associer StopCovid aux tests.

Lancée début juin, Stop Covid n’a pas brillé par son succès. L’application n’a envoyé que 72 alertes depuis son lancement et n’a que 2,3 millions d’utilisateurs. Qui plus est, son exploitation coûterait près de 200 000 euros par mois à l’Etat. Ce dernier a donc toutes les raisons de faire en sorte que Stop Covid ne devienne pas un énième investissement public totalement inutile. C’est dans cette optique que l’application devrait bientôt être associée aux procédures de tests, qui constituent une part essentielle de la stratégie du gouvernement pour contenir l’épidémie de la Covid-19.

Pour l’instant, les personnes prioritaires pour les tests se divisent en deux catégories : les patients symptomatiques et les “cas contacts”. Ces derniers sont identifiés par l’Assurance Maladie suite au signalement d’une contamination. C’est ici que l’application entre en jeu, puisque la liste des “cas contacts” détectés par l’Assurance Maladie devrait s’allonger avec ceux repérés via l’application. Pour rappel, Stop Covid s’appuie sur un système qui utilise le bluetooth à basse consommation des smartphones pour identifier un éventuel autre utilisateur contaminé. Comme le précise BFMTV, ce ne sont pas tous les utilisateurs de l’application qui seront prioritaires pour les tests, mais bien ceux qui ont été définis comme “cas contact”.

Entre les polémiques liées aux données personnelles et son manque de popularité, Stop Covid a du mal à devenir l’atout numérique anti-coronavirus tant défendu par les autorités. Avec cette nouvelle mesure, le gouvernement cherche à faire repartir l’application et à en faire un outil de premier plan pour lutter contre une éventuelle deuxième vague. Une des plus grandes faiblesses de Stop Covid subsiste cependant : les personnes âgées, population la plus à risque, sont les moins bien équipées et sont moins susceptibles de profiter de la détection par smartphone des cas contacts.