Covid-19 : l’Union européenne statuera sur les vaccins Pfizer et Moderna en décembre

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Par Felix Gouty le

À la mi-décembre, l’Union européenne jugera s’il faut autoriser la commercialisation des vaccins anti-COVID-19 de Pfizer et Moderna.

© Angelo Esslinger / whitesession – Pixabay

Accélérée par des procédures d’urgence exceptionnelles, la production de plus en pus de vaccins anti-COVID-19 arrive à son terme. Mais avant d’être commercialisé et ainsi d’être déployé dans la population générale afin de l’immuniser, chaque vaccin doit passer par une étape d’autorisation gouvernementale. En occident, les deux grandes instances en la matière sont l’Agence fédérale du médicament (FDA), aux États-Unis, et l’Agence européenne des médicaments (EMA) de l’Union européenne – lesquelles « discuteraient quotidiennement » l’une avec l’autre. Cette dernière, par le biais d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé qu’elle prendrait une décision à la mi-décembre concernant les vaccins avancés par Moderna et le duo Pfizer et BioNTech. Pour le moment, en attendant une validation de l’EMA, la Commission a passé cinq contrats de précommande, dont un avec Pfizer-BioNTech. Les quatre autres concernent les vaccins en cours de développement chez le laboratoire suédo-britannique AstraZenaca, l’Américain Johnson & Johnson, l’alliance franco-britannique Sanofi-Pasteur-GSK et l’Allemand CureVac.

Selon les déclarations recueillies par 20 Minutes, l’EMA pourrait « donner l’autorisation conditionnelle de mise sur le marché des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna dès la deuxième moitié de décembre, si les procédures se passent sans problème. » Le remède fabriqué par Pfizer-BioNTech est le premier à sortir des essais cliniques de phase III, plus tôt cette semaine. Il fait l’objet, depuis aujourd’hui, d’une demande d’autorisation de mise sur le marché en urgence auprès de la FDA. Selon les estimations des deux laboratoires américains, il serait « efficace à 95% » contre la pneumonie virale pandémique. Son concurrent, celui de la start-up américaine Moderna, ne serait plus très loin d’une finalisation. Concernant un autre vaccin, le Spoutnik-V formulé en Russie, pour lequel la Hongrie a montré un vif intérêt, l’EMA prévient que « tout vaccin devra être soumis à la procédure d’autorisation de l’EMA, avec une complète transparence » avant d’être rendu disponible au public.