Carte d’identité numérique : coup d’envoi avant son déploiement en août

D’ici quelques mois, nos cartes d’identité changeront de taille et seront équipées de puces infalsifiables. En attendant, les premiers tests à grande échelle débutent aujourd’hui dans l’Oise.

Crédits Ministère de l’Intérieur

Il était temps que nos CNI se mettent à l’heure du numérique. Déployée aujourd’hui dans l’Oise, la nouvelle carte d’identité numérique devrait être généralisée en France dès le mois d’août prochain. Avec son format carte de crédit et ses composants électroniques, ce nouveau document officiel, attendu depuis plusieurs années, a été officialisé dimanche 14 mars par décret. En plus de son nouveau format résolument plus pratique, la CNI 2.0 contiendra désormais nos données biométriques, comme nos empreintes digitales qui seront maintenant obligatoires (sauf pour les mineurs de moins de 12 ans), ainsi qu’une photo d’identité numérique de son porteur. Un QR code présent à l’arrière de la carte permettra quant à lui de reprendre l’ensemble des informations figurant sur le document (identité, sexe, date et lieu de naissance). De plus, la photo présente sur la carte ne sera visible que selon une certaine inclinaison rapporte le site du Parisien.

Lutter contre les fraudes

Parmi les objectifs de cette nouvelle carte d’identité numérique, la principale est évidemment de lutter contre les fraudes et les usurpations d’identité. Sa durée de validité a d’ailleurs été ramenée à dix ans (contre quinze actuellement), afin de renforcer sa sécurité. Elle permettra notamment de voyager sans passeport au sein de l’Union européenne a rappelé hier Marlène Schiappa, la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté. Pour autant, elle ne sera — pour le moment, pas obligatoire. Si la CNIL a donné son aval au déploiement d’un tel projet, quelques interrogations subsistent concernant la protection des données biométriques recueillies, qui pourront être conservées quinze ans sur une base centralisée. Interrogée à ce sujet, Marlène Schiappa a toutefois précisé que ceux qui ne souhaiteraient pas voir leurs données biométriques conservées au sein de cette base “pourront demander qu’elles en soient retirées au bout de 90 jours”.