Les sites de contenus illicites ont fait le plein d’internautes en 2020

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Par Olivier le

Les mesures de confinement et les couvre-feu imposés aux Français l'an dernier ont permis aux plateformes de streaming de recruter à tour de bras. Mais les sites de distribution de contenus illicites en ont aussi beaucoup profité.

© Txopi, CC BY 2.0

Sans trop de surprise, les différents confinements et autres mesures forçant les Français à rester chez eux l’an dernier ont profité aux sites de contenus illicites. La Hadopi, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet, a remis une étude portant la fréquentation de ces sites en 2020.

La crise sanitaire pousse les internautes vers les sites illicites

L’an dernier, 12,7 millions d’internautes ont visité en moyenne chaque mois des sites illicites de biens culturels dématérialisés. Cela représente 24% des internautes français, selon l’autorité. Cette fréquentation a atteint un pic au mois de mars, avec 14,2 millions d’internautes (27%) sur les sites de contenus piratés.

89% des internautes se sont déclarés consommateurs de biens culturels piratés en avril, soit 8 points de plus qu’en avril 2019. C’est une des conséquence de la crise sanitaire déclenchée au mois de mars. La Hadopi note que les usages illicites ont diminué à l’issue du premier confinement. Puis, dès le mois d’août avec la reprise des compétitions sportives puis un confinement moins strict à l’automne, la consommation illicite a concerné 12,8 millions d’internautes en décembre 2020, soit 24% des internautes.

Crédit : Hadopi

L’étude observe également que le « top 5 » des sites illicites ne représentait que 34% de l’audience illicite totale l’an dernier, alors qu’il en pesait pour la moitié en 2018. L’audience s’est donc dispersée, cela peut correspondre à la fréquentation de sites miroir, mais aussi faire suite aux actions des ayants droit pour bloquer et déréférencer les principaux sites de contenus piratés.

C’est le streaming et le téléchargement direct qui représentent les deux protocoles les plus utilisés par les internautes adeptes de contenus illicites : 71% d’entre eux ont succombé au streaming, 54% au téléchargement direct (les deux pratiques pouvant être utilisées simultanément).

Source: Hadopi