WhatsApp lance ses messages éphémères

Android

Par Amandine Jonniaux le

La plateforme de messagerie instantanée vient d’officialiser une nouvelle fonctionnalité permettant d’envoyer un message ou un contenu multimédia à usage unique.

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Le concept n’est pas nouveau puisqu’il était à l’origine même du concept de Snapchat lors de sa création en 2011. C’est donc avec un peu de retard que WhatsApp suit les traces de la concurrence, mais aussi de Messenger qui avait lancé une fonctionnalité similaire il y a plusieurs mois déjà. Pour protéger ses utilisateurs et utilisatrices de la fuite d’informations confidentielles ou à caractère privé, la plateforme vient de lancer ses messages éphémères, capables de s’autodétruire automatiquement après avoir été visionnés.

Déjà accessible en beta

Pour le moment réservée à quelques utilisateurs à travers le monde, la fonctionnalité est proposée via la beta Android 2.21.14.3. Pour envoyer un message à usage unique, la marche à suivre est cependant relativement simple : il suffit de joindre un fichier au message, puis de sélectionner le 1 entouré qui s’affiche. L’application vous informe alors que “la vue unique est activée sur cette photo”. À noter que si le destinataire sera lui aussi averti de la réception d’un message éphémère, il doit pour le moment posséder la version beta compatible de l’application, sous peine de ne pas pouvoir ouvrir le message en question.

Vraiment éphémère ?

Comme d’habitude lorsqu’il est question de messages éphémères, il faut bien garder en tête que ce type de contenu n’empêche pas les fuites. Ainsi, contrairement à Snapchat qui indique à l’émetteur que le destinataire a réalisé une capture d’écran du message, WhatsApp ne vous avertira pas en cas de “sauvegarde” du message. Prudence donc lorsque vous partagez du contenu sensible sur les plateformes, même si on rappelle que le fait de partager des messages privés sans l’accord de son émetteur est un délit puni par le Code pénal d’un an d’emprisonnement et jusqu’à 45 000€ d’amende. Une sanction portée à deux ans et 60 000€ si les messages en question sont à caractère sexuel.