Il y a six ans, jour pour jour, une petite entreprise presque inconnue du monde du spatial faisait la Une de l’actualité. Cette firme, c’est SpaceX. Depuis le 22 décembre 2015, elle a bien grandi, et est aujourd’hui un poids lourd de l’industrie spatiale mondiale. Ce jour-là, elle avait réussi le premier exploit de sa carrière.
L’entreprise d’Elon Musk, alors milliardaire inconnu du grand public avait en effet récupéré les boosters de sa fusée Falcon 9 lors d’un lancement de satellites pour le compte de l’entreprise Orbcomm. Cet exploit, encore jamais réalisé dans le monde du spatial, ouvrait alors la voie aux lanceurs réutilisables, qui ont sans aucun doute apporté un peu de nostalgie aux amoureux des navettes spatiales.
Suite à cet exploit, SpaceX ne s’est pas arrêté là et l’entreprise a eu la croissance que nous lui connaissons. À mesure que les lancements se suivaient, l’entreprise avait de moins en moins de mal à récupérer ses boosters, l’activité devenant presque banale. Mais six ans après, SpaceX est toujours là, lance toujours des boosters, les récupère et se met même à les réutiliser.
En cette date anniversaire, c’est un autre chiffre clé que SpaceX vient de débloquer, celui de la 100e réception réussie de boosters. En ce 22 décembre 2021, le premier étage de la fusée Falcon 9 a atterri sur le droneship « Just Read the Instructions » dans l’océan Atlantique, alors que les conditions météorologiques n’étaient vraiment pas très bonnes.
Un chiffre symbolique qui a évidemment plu au patron de la firme, Elon Musk, qui a profité de l’occasion pour utiliser son arme favorite : son compte Twitter.
100th SpaceX rocket landing was today https://t.co/ysO9siYCee
— Elon Musk (@elonmusk) December 21, 2021
Aujourd’hui SpaceX réussit dans 82 % des cas ces réceptions de boosters, et le dernier échec remonte au 16 février 2020. Sur les 100 derniers vols, SpaceX affiche même l’ahurissant pourcentage de récupération de 96 %. Alors que les fusées réutilisables étaient des objets de science-fiction il y a encore 10 ans, voilà que la firme texane a réussi son pari fou, et a rendu tout cela possible, mais a en plus de ça, banalisé l’incroyable.