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Cigarette électronique : la France et l’Angleterre en désaccord sur son utilité

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La cigarette électronique existe depuis plus de 15 ans mais les scientifiques n’arrivent pas à se mettre d’accord sur son utilité.

La cigarette électronique comme nous la connaissons est née en 2003 avec l’objectif d’aider les gens à arrêter de fumer, mais après une quinzaine d’années de mise sur le marché, elle divise toujours . Si la communauté scientifique est assez unanime quant à sa dangerosité, tout le monde reconnaît également dans le monde de la recherche qu’elle est “un moindre mal” comparé à la cigarette classique.

La cigarette électronique n’est en effet pas composée de goudron ou autre monoxyde de carbone, des produits à l’origine des accidents cardio-vasculaires et des cancers des poumons courants chez les fumeurs. Mais à la place, la cigarette électronique propose au fumeur des doses de nicotine, la substance addictive de la cigarette. En plus de cette addiction, au moins aussi forte que pour la cigarette normale, la “vapoteuse” dépose dans les poumons des particules fines, contenues dans sa fumée et dont les effets à long terme sont encore inconnus.

Pas ou peu de consensus scientifique

Et c’est là tout le cœur du débat. En effet, le côté addictif est potentiellement néfaste du produit le place au cœur de plusieurs polémiques scientifiques. Ainsi en 2019 la France avait défendu devant l’OMS les bienfaits de la cigarette électronique qui les jugeait « incontestablement » nocives. Un qualificatif qui manquait clairement de nuances selon les autorités sanitaires françaises.

Mais voilà que ces mêmes autorités viennent de déclarer que la cigarette électronique n’est pas une solution pour arrêter de fumer. En effet, dans leur dernier rapport à la question « faute de mieux faut-il proposer à un fumeur de vapoter pour sortir de son addiction », les scientifiques répondent un « non » des plus fermes.

C’est un changement majeur dans la position de la France sur cette question qui jugeait il y a cinq ans encore que la cigarette électronique pouvait être vue « comme une aide ».

Les Anglais en avance ou dans le faux ?

Une position aux antipodes de nos voisins britanniques qui utilisent eux la cigarette électronique comme une vraie solution médicale pour faire arrêter des fumeurs. Le pays de Sa Majesté pourrait en effet devenir le premier au monde où les cigarettes électroniques sont prescrites médicalement.

Mais alors comment la science explique-t-elle cette divergence de point de vue ? Tout simplement par un manque de clarté dans ses études. En effet, le monde scientifique est aujourd’hui assez prudent sur les effets de la cigarette électronique à court terme sur un fumeur. Si certains articles vantent les bienfaits de cette dernière, d’autres la proscrivent et préfèrent des méthodes plus douces.

D’un point de vue européen, et ce depuis 2013, la cigarette électronique n’est pas vue comme un médicament. Cette dernière ne peut pas être prescrite sur le territoire de l’UE. Les Anglais pourront donc faire office d’avant-gardistes et de « laboratoire à ciel ouvert » avant que la position européenne ne change, ou pas.

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