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L’Arcep et l’Ademe dévoilent leur rapport sur l’impact du numérique sur l’environnement

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Les conclusions du régulateur des télécoms et de l’agence de la transition écologique rappellent que la filière va devoir faire de gros efforts dans un avenir relativement proche.

L’Agence de la transition écologique et l’Arcep, régulateur des télécoms dans l’Hexagone, se sont associés pour proposer un bilan écologique du numérique en France. Ils ont produit un document édifiant, qui rappellent une nouvelle fois que la situation actuelle de cette filière est très loin d’être viable sur le long terme.

En France, le secteur du numérique représenterait environ 2,5% de l’empreinte carbone totale. Un chiffre qui pourrait sembler insignifiant, mais qui ne cesse d’augmenter; l’ADEME précise qu’il n’y a aucun autre secteur où l’empreinte carbone augmente aussi rapidement, ce qui témoigne d’une dynamique très inquiétante.

De plus, l’empreinte carbone est loin d’être le principal souci du secteur du numérique. Il faut aussi prendre en compte l’impact des quelque 20 millions de tonnes de déchets produites chaque année par cette industrie. L’étude mentionne aussi tout un faisceau de problèmes parallèles, comme l’épuisement progressif des ressources naturelles. En France, chaque personne posséderait en moyenne 15 appareils connectés, ce qui correspondrait à l’exploitation d’environ 930 kg de matériaux bruts avec toutes les conséquences que cela implique.

Les smartphones, PC, et autres terminaux au cœur du problème

D’après l’étude, les principaux responsables de cet impact environnemental seraient les terminaux utilisateurs. Cette dénomination générique désigne globalement tous les appareils électroniques grand public, des smartphones aux ordinateurs en passant par les télévisions. Les deux institutions estiment que ces terminaux seraient directement responsables de 64 à 92% de l’impact environnemental de la filière numérique.

Une situation d’autant plus problématique que la solution existe déjà, et qu’elle est même bien connue. L’Arcep et l’Ademe rappellent que la seule solution serait d’augmenter drastiquement la durée de vie des terminaux. Et pour cela, il faut que tous les acteurs se mobilisent ensemble. Cela commence par les constructeurs, qui doivent faire des efforts au moment de la conception pour proposer des appareils résistants, réparables, et produits à partir de matériaux issus de filières responsables.

Évidemment, les intermédiaires et les prestataires ont aussi leur rôle à jouer, notamment dans collecte de données environnementales et la mise en place de bases de données publiques. C’est le seul moyen pour pouvoir affiner les différents modèles, ce qui permettra alors de déterminer la marche à suivre la plus pertinente. Ils devront aussi faire des efforts pour encourager la réparation et le recyclage de ces produits. En parallèle, les deux agences incitent aussi les utilisateurs à adapter leurs pratiques à cette situation, condition indispensable pour espérer un changement à grande échelle.

L’ensemble des constatations, des conclusions et des propositions des deux agences sont disponibles à cette adresse.

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