Le coût de l’énergie est en forte hausse depuis plusieurs mois, et la guerre en Ukraine ne fait rien pour renverser la vapeur. Les factures vont elles aussi grimper en conséquence, même si des mesures de soutien des pouvoirs publics vont plus ou moins compenser la flambée des prix. Et cela ne va pas s’arranger pour tous ceux qui ont refusé de faire installer un compteur Linky chez eux !
Près de 4 millions de réfractaires
La Commission de régulation de l’énergie (CRE), qui (entre autres) fait des recommandations aux autorités pour augmenter ou baisser le prix de l’électricité, a publié une délibération concernant les mesures à prendre contre les réfractaires au Linky. En résumé : les factures seront plus chères pour ces derniers.
La CRE considère en effet que les clients qui empêchent la pose d’un compteur Linky doivent supporter les surcoûts engendrés par ce refus. Le boîtier automatise le processus de relevés, permettant ainsi au gestionnaire du réseau Enedis de contrôler plus efficacement la distribution de l’électricité, et au client de potentiellement bénéficier d’une baisse de sa facture.
La directive de la Commission indique qu’à compter du 1er janvier 2023, les clients qui n’auront pas fourni à Enedis l’index de l’année écoulée devront payer 8,30 euros en plus tous les deux mois. Une dépense supplémentaire qui s’ajoute à la hausse des prix globale de l’énergie : au vu du contexte, l’argument financier pourrait bien pousser un grand nombre de rétifs à finalement accepter Linky chez eux ! Et après 2025, ce montant est susceptible d’augmenter.
Fin 2021, le boîtier était présent chez 90 % des clients d’Enedis, qui a investi 4 milliards d’euros dans l’installation de Linky. Il n’empêche : 3,8 millions de Français refusent toujours l’appareil.