La technologie OLED encore hors de prix il y a à peine quelques années est en train de se démocratiser sérieusement. J’ai lâché mon grand 34 pouces incurvé OLED 185 Hz pour un 27 pouces plat QD-OLED vendu sous les 400 € afin de voir ce que celui-ci avait dans le ventre. Le Titan Army G2785S me faisait descendre en gamme sur le papier pourtant, je n’ai jamais aussi bien joué à Overwatch.
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La dotation en connectique est généreuse pour le tarif : 2 × HDMI 2.1 et 2 × DisplayPort 1.4, plus une sortie audio. Concrètement je branche mon PC et une console sans jamais avoir à débrancher quoi que ce soit. Les HDMI 2.1 permettent d’exploiter des consoles récentes sans compromis sur le signal.
Au quotidien, l’écran est sobre, réactif à l’allumage, et je n’ai relevé aucun coil whine ni comportement bizarre après plusieurs semaines. La consommation reste raisonnable pour de l’OLED, autour de 54 W en usage typique.
Pourquoi j’ai lâché mon incurvé de 34 pouces
Depuis quelques années, j’ai la chance d’avoir trouvé un Alienware AW3423DWF qui, comme son nom l’indique, est un écran OLED incurvé de 34′. Autant celui-ci est une expérience bluffante sur les RPG supportant l’ultra wide, autant il n’a jamais été le bon outil pour ma pratique d’Overwatch, ce qui est de toute manière un des seuls jeux auquel je joue très régulièrement sur PC. Le format 21:9 étire l’image sur les côtés, et sur un jeu où tout se joue au centre de l’écran, ça devient une distraction. Mes yeux passaient leur temps à balayer une zone trop large.

La courbure, pareil. Sympa pour l’immersion sur un RPG. Beaucoup moins pour lire une info nette dans le feu de l’action. Je voulais du 16:9, plat, direct, un écran qui va à l’essentiel, tout en conservant les magnifiques contrastes et couleurs de l’OLED sans exploser le budget. Et là, Titan Army est arrivé pile au bon moment.
Ergonomie : du sérieux pour le prix

C’est le genre de poste où les écrans pas chers rognent souvent, mais pas ici.
Le pied est entièrement réglable : hauteur sur 150 mm, inclinaison, pivotement latéral, et même rotation en portrait. J’ai pu caler la dalle exactement à hauteur d’yeux, ce qui pour de longues sessions compétitives fait toute la différence sur la nuque. Rien de pire qu’un écran trop bas quand on enchaine les heures de jeu ou de télétravail.
L’assemblage est simple et sans outil, la base tient bien le plateau, aucun tremblement gênant quand mon poing s’égare à frapper le bureau devant la nullité de mes très chers coéquipiers. Et si le pied ne convient pas, la fixation VESA 100 × 100 laisse libre de le monter sur un bras. Le montant est plutôt discret, ce qui libère de la place derrière.
Petit bonus à l’arrière, le fameux logo Titan Army est rétroéclairé en bleu glacier, purement cosmétique et désactivable, mais c’est plutôt sympa.
Une dalle made in Samsung
Petit point technique qui a son importance avec ce modèle de Titan Army G2585S, la dalle n’est pas sortie de nulle part. C’est une QD-OLED de 3e génération signée Samsung Display, la même famille de dalles qu’on retrouve sur des écrans bien plus chers des grandes marques. Autrement dit, Titan Army n’a pas bricolé un panneau maison au rabais. Ils ont pris ce qui se fait de mieux dans le milieu et l’ont vendu moins cher. Toute la magie du positionnement est là.

Concrètement, ça se traduit par ce que le QD-OLED sait faire de mieux : des noirs absolus (chaque pixel s’éteint vraiment), des couleurs éclatantes et cette sensation de profondeur qu’aucune dalle LCD, même haut de gamme, n’arrive à reproduire.
Le glossy, mon appréhension numéro un
J’avais un a priori en déballant l’écran. La dalle est glossy, brillante, et d’habitude ça rime avec un festival de reflets dès qu’une lampe ou une fenêtre traîne dans la pièce. J’ai mon bureau installé à côté d’une fenêtre, donc je m’attendais au pire.
Bonne surprise ici, le traitement est bien plus maîtrisé que je ne le craignais. Oui, c’est brillant, on n’est pas sur du mat qui gomme tout. Mais les reflets restent contenus et surtout peu gênants en usage réel.
Et honnêtement, c’est le prix à payer pour le rendu. Le glossy est aussi ce qui donne au QD-OLED ce piqué et cette vivacité de couleurs incomparables. Un traitement mat aurait légèrement voilé l’image. Là, tout ressort net et éclatant. Pour moi, le compromis penche clairement du bon côté. À condition de ne pas placer une fenêtre plein soleil pile dans son dos, ça se gère très bien.
Un OSD riche pour cette gamme de prix

Là où le G2585S m’a surpris, c’est sur la richesse du menu. On est très loin du OSD radin des écrans premier prix.
La navigation se fait au joystick placé sous la dalle, et c’est un bonheur. Fini les combinaisons de quatre boutons mal foutus où l’on appuie systématiquement sur le mauvais. En dix secondes j’avais compris l’arborescence.
Il a tout un tas d’options qui parleront aux joueurs, et tout le reste est facilement compréhensible et paramétrable. L’écran se paye même le luxe de proposer un OSD en français, même si certaines traductions restent approximatives.
Des modes d’image en veux tu en voilà

Côté préréglages, Titan Army ne fait pas les choses à moitié avec 13 modes prédéfinis dans le menu. Il y a les classiques par espace colorimétrique et les modes orientés gaming façon FPS, RTS, MOBA.
Franchement, je suis resté sur un profil neutre la plupart du temps, parce que la calibration d’usine me convenait déjà (j’en reparle juste après). Mais c’est appréciable d’avoir de quoi jongler selon le contenu, d’autant que le menu propose aussi du PIP/PBP pour afficher deux sources en même temps ce qui peut être plutôt utile et bienvenu.
LE QD OLED comme on l’aime

Verdict à l’œil nu, côte à côte face à mon Alienware parfaitement calibré et le Titan Army n’a rien à lui envier. Les rouges éclatent sans baver, les bleus sont profonds, le tout semble d’une rigoureuse justesse. Le constructeur annonce 99 % de couverture DCI-P3. Sur la palette très saturée et lisible d’Overwatch, je veux bien le croire : ça claque, sans jamais tomber dans le criard. Pour de la retouche photo sérieuse, j’irais quand même vérifier à la sonde, mais pour jouer et regarder du contenu au quotidien, c’est calibré juste ce qu’il faut dès la sortie du carton.
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Et le HDR alors ?
Le HDR est là, en HDR10, mais soyons honnêtes : la luminosité plafonne autour de 400 nits. On n’est pas sur un écran fait pour t’aveugler avec des highlights spectaculaires. Titan Army a clairement misé sur une luminosité constante plutôt que sur des pics violents. Résultat, l’image reste homogène et, accessoirement, ça limite le risque de marquage de la dalle sur le long terme.
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