Le partenariat entre Fnac Darty et le groupe Canal+ n’est pas nouveau. Depuis déjà plusieurs années, l’enseigne de vente propose à ses clients de tester gratuitement l’abonnement aux chaînes cryptées du groupe, tout en profitant de période d’essai allongée. Pourtant, les modalités de cet accord commercial ne sont visiblement pas du goût de tous. Sur Twitter, de plus en plus d’internautes accusent Fnac Darty de les avoir “abonnés de force” à Canal+, rapportent ce week-end nos confrères des Numériques.
Un contrat de deux ans jamais souscrit
Côté clients, les témoignages des internautes se suivent et se ressemblent : après un achat dans l’un des magasins du groupe Fnac Darty, ces derniers se sont vus “offrir” une période d’essai d’un mois aux services du groupe Canal. Certains ont profité de la situation, d’autres n’en ont visiblement même pas été informés. Une fois la période gratuite terminée, tous ont en revanche eu la mauvaise surprise de découvrir qu’ils avaient été abonnés de force à la chaîne cryptée, pour une durée de deux ans.
Évidemment, Fnac Darty dément quant à lui toute opération frauduleuse ou malveillante. Contacté par Les Numériques, le groupe explique : “Chez Fnac Darty, il est possible en effet, si le client le souhaite, de bénéficier d’un abonnement Canal+ 24 mois avec le premier mois gratuit. L’abonné peut également, s’il ne souhaite pas conserver son abonnement (au-delà de ce premier mois), résilier son abonnement”. Dans ce cas, l’entreprise assure qu’un “simple appel au service client”, ou une rapide démarche depuis l’espace abonné suffit.
Pas illégal, mais pas toujours éthique
Sur le papier, l’offre proposée par Canal+ et Fnac Darty est donc parfaitement légale. Le client est officiellement averti par le vendeur au moment de la souscription à l’offre d’essai, puisque cette dernière nécessite la prise d’une empreinte de carte bancaire ou de RIB, mais aussi l’enregistrement de certaines coordonnées personnelles (nom, prénom, adresse mail, etc.). À l’issue de cette démarche, le client reçoit par mail et SMS (depuis novembre dernier) ses identifiants, ainsi qu’un rappel des conditions de l’offre et une date légale pour résilier sa période gratuite avant l’engagement de deux ans.
Dans la pratique, les choses sont parfois un peu plus compliquées. Entre les vendeurs expéditifs qui ne prennent pas toujours le temps d’expliquer le détail de l’offre, les clients dont les mails se retrouvent directement dans les Spams, et ceux qui oublient de se rétracter avant la date butoir, les cas d’abonnements forcés sont nombreux.
Comment résilier ?
Si vous avez souscrit involontairement un abonnement Canal+, il va falloir prendre le temps de contacter l’entreprise pour prouver votre bonne foi, et tenter d’obtenir le remboursement du service auquel vous avez adhéré. La situation a beau être très frustrante, l’entreprise reste dans son bon droit, et n’a aucune obligation légale de vous rembourser.
Le plus simple reste donc de rester vigilants en amont, afin d’éviter qu’une telle situation ne se présente. Dans un premier temps, il convient de faire attention aux données fournies lors d’un achat : un RIB ou une empreinte bancaire sont rarement anodins. Si le vendeur vous propose une offre d’essai pour un service, attention à bien enregistrer la date butoir de résiliation. Si vous n’êtes pas intéressés, n’hésitez pas à bien insister afin d’éviter toute incompréhension.
Enfin, si l’entreprise refuse d’annuler votre abonnement, il est toujours possible de vous tourner vers des associations de consommateurs pour tenter de faire valoir vos droits.