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Test Ace Combat 8 : le Top Gun Maverick du jeu d’avion ?

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Après une première prise en main prometteuse cet été, Ace Combat 8 : Wings of Theve se prépare à atterrir le 2 octobre. Chez nous, par le porte-avions Endurance, lieu stratégique de ce nouvel épisode, attendu sur Playstation 5, Xbox Series et PC et qui reprend le front de la résistance, 10 ans après les événements du septième volet, Skies Unknown.

Jouer le jeu de la comparaison est toujours dangereux, surtout lorsque ledit produit est un film déjà culte, pour sa réalisation, son aspect “legacy” et la performance de son acteur principal, Tom Cruise. En juin dernier, les équipes de Project Aces, le studio derrière la saga Ace Combat – plus exactement les derniers épisodes – n’avaient pas caché s’être inspiré du film de Joseph Kosinski, Top Gun : Maverick, pour tenter d’apporter quelque chose de nouveau à la licence, sans pour autant la révolutionner, après l’excellent accueil qu’avait eu Skies Unknown il y a sept ans.

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C’est donc dans la mise en scène et comprenez par là les cinématiques que les efforts ont été mis et les moyens déployés. Le jeu multiplie les séquences de dialogue en vue à la première personne, pour assurer de l’immersion et, aussi, nous faire profiter de l’esthétique du jeu, particulièrement léché et détaillé, il faut bien l’avouer. Parfois des actions nous sont proposées, comme se lever, regarder à un endroit et des choix de réponses nous sont demandés. Si la première proposition sert surtout à appuyer une situation et à mettre en avant un enjeu, les choix de réponses sont un poil frustrants, surtout lorsqu’ils sont demandés… en plein combat aérien. Pas très opti tout ça.

Piloter, c’est pas facile

Même constat pour les dialogues entre les personnages dans le ciel. Le jeu étant sous-titré, on a parfois du mal à pouvoir se concentrer sur l’action à mener en cours et les phrases à lire, avec des informations parfois importantes distillées par vos coéquipiers sur la mission en cours. C’est un coup à prendre et cela ne serait pas compliqué s’il s’agissait du seul. On l’avait déjà souligné lors de notre preview de juin mais on va le rappeler ici, après plusieurs heures à écumer les nombreuses missions de la Campagne : Ace Combat 8 est un jeu dur, pas facile à manier de prime abord et qui va exiger du temps pour se laisser apprivoiser. 

Paysage Ace Combat 8
© Journal du Geek

Même si le jeu propose deux types de pilotage (Standard et Expert), dont un clairement pensé pour séduire les nouveaux joueurs, l’histoire, sa progression et la variété des missions rencontrées exige très, très rapidement de basculer sur le mode avancé, afin de pouvoir profiter de toute la flexibilité de votre appareil, assez bridé en Standard et beaucoup plus léger et souple en Expert. La patience vaut le coup, puisqu’une fois qu’on commence et arrive à maîtriser son avion dans Ace Combat 8, tout le jeu prend une autre dimension. 

Reprendre le flambeau d’un symbole, c’est difficile

Les gunfights au ras du sol, avec un rendu réussi pour les gratte-ciels et les bâtiments militaires, les affrontements entre deux nuages… on l’a dit, question technique et réalisation, Wings of Theve frappe fort. Il le fait d’autant plus qu’on peut jouer avec les conditions atmosphériques pour déjouer un missile, surprendre un ennemi, se cacher ou tenter une manoeuvre désespérée. Mention spéciale pour la pluie sur le cockpit, les rayons du soleil sur la carlingue de l’avion et le rendu de l’eau, absolument parfait. Les missions ont parfois tendance à se répéter un peu mais c’est l’histoire qui nous fait tenir et rend les enjeux plus intéressants.

Combat Aérien Ace Combat 8
© Journal du Geek

Dans Ace Combat 8, on reprend le flambeau d’un pilote légendaire, Rex, ou du moins considéré comme tel, surnommé Wings of Theve, le dernier symbole de la résistance, d’espoir et de paix pour ce pays pris sous le joug de la République de Sotoa. On embarque sur l’Endurance, un porte-avions de la FCU (Fédération de l’USEA Centrale), qui va mener tout un tas d’actions pour tenter de récupérer Theve mais aussi de sauver les populations éparpillées après l’attaque surprise de la République de Sotoa sur la Fédération. Cela va demander une bonne quinzaine d’heures et une trentaine de missions pour faire tomber la technologie adverse, qui ne va lésiner sur les moyens pour nous contrer, avec des cuirassés géants, des chasseurs beaucoup plus rapides et meurtriers, un satellite ou encore une île artificielle militaire armée jusqu’aux dents. Sacré programme.

Des alliés pas toujours alignés, des objectifs pas toujours clairs non plus

Heureusement, “Rex” va pouvoir compter sur ses alliés, les membres de la Team Joker. A l’image du film Top Gun, on vole avec l’élite et les interactions avec les autres personnages seront importantes, l’idée étant de tisser des liens et d’amener le jouer à s’attacher à cette équipe. Il y aura même un peu de concurrence interne puisque les Joker voleront avec d’autres escouades, comme les Queens, et les piques vont voler plus vite que les missiles dans le ciel entre les membres des deux équipes. La présence d’alliés à vos côtés est importante puisqu’elle s’inscrit également dans le gameplay. On va pouvoir commander son équipe, lui demander d’assurer notre couverture, de faire pleuvoir des armes spéciales sur le dos de l’ennemi, appuyer une attaque ou cibler un avion en particulier. 

Dans les faits, la manoeuvre est cool. Dans la pratique, c’est un peu autre chose. C’est dans les moments critiques qu’on peut éprouver la qualité de l’assistance de ses équipiers et on l’a jugé lors de notre expérience assez neutre, en vérité. On n’est pas en train de vous dire qu’ils ne font rien non plus – comme dans beaucoup de jeux avec de la coopération avec l’IA. Mais ils ne sont pas assez décisifs lorsque les choses se gâtent. Probablement parce que le jeu est dur, très dur par moments. La difficulté, bien qu’elle aille crescendo dans l’ensemble, n’est pas toujours bien dosée d’une mission à l’autre. Les combats dans les airs restent les plus abordables et permettent en plus de réaliser quelques séquences spectaculaires, comme toucher un bombardier suffisamment fort et au bon endroit pour qu’il percute un autre avion dans sa chute, provoquant un bel effet domino. 

Formation De Combat Ace Combat 8
© Journal du Geek

Au sol, en revanche, c’est une toute autre paire de manches. Déjà parce que le vol en rase-mottes est compliqué à assurer. Ensuite, parce que les cibles prioritaires ne sont pas forcément bien indiquées. Elles ne sont pas différenciées des cibles classiques, tant et si bien qu’on peut galérer parfois à savoir qui on doit toucher en priorité. C’est dans ces moments-là que votre pilotage doit être au poil, que le choix de l’avion et de l’armement doit être juste (sous peine de devoir abandonner et recommencer la mission) et que vos alliés seraient inspirés de vous couvrir efficacement, histoire que vous n’aviez pas une alerte missile à gérer toutes les deux secondes. Sans compter les dialogues sous-titrés à essayer de lire pour ne pas rater une information précieuse.

Un Online copieux au menu

A vouloir trop mettre l’accent sur la mise en scène et le spectacle, avec des musiques vraiment remarquables tout au long de l’épopée proposée, Project Aces a peut-être égaré en route le fait de rendre son jeu vraiment accessible et lisible surtout. On ne s’inquiète pas en tout cas pour la durée de vie, car le jeu en a sous le cockpit. On pense à son aspect RPG, avec un arbre de recherche pour pouvoir développer vos avions, en acheter d’autres, les personnaliser et les rendre plus performants. L’idée est vraiment sympa et peut servir d’alternative à ceux qui ne voudraient pas changer d’avion en cours de Campagne par exemple, même si les conditions de jeu peuvent l’exiger. En plus de son imposante Campagne, qui fait passer le jeu dans une dimension supérieure en termes de narration, même si on aurait aimé être plus acteur des cinématiques et de l’environnement, le mode Online est sacrément copieux. Disponible pendant 24 heures seulement pendant la période de test, il a échappé à notre radar malheureusement et on ne pourra pas vous donner notre sentiment ici à son sujet.

Cockpit Ace Combat 8
© Journal du Geek

De toute manière, vu le menu, c’est véritablement le 29 septembre, pour l’accès anticipé et le 2 octobre, date officielle de sortie, que l’on saura si ce mode a les moyens de ses ambitions. Un hangar géant va accueillir jusqu’à 100 joueurs, tous représentés par un avatar, avec une progression totalement indépendante de celle effectuée dans la campagne. Les joueurs vont s’affronter par équipes de 4 au scoring, puis par équipes de 4 frontalement, avec des adversaires IA en plus. On retrouve au programme du 4 vs 4 classique, des parties à 8 joueurs à élimination directe, des missions favorisant la coopération à 4 et des combats de boss revisités à rejouer à huit. De quoi faire. Tant mieux, car Ace Combat 8 donne envie de décoller, sans modération.

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