Que voit Voyager 1 ? La sonde, éloignée de plus de 23,335 milliards de kilomètres de la Terre, continue d’envoyer ses impressions de l’espace interstellaire à la NASA (des informations qui mettent 21 heures à nous parvenir). Mais les données télémétriques de l’appareil apparaissent incohérents, selon l’agence spatiale américaine.
À sonde vaillante rien d’impossible
« L’engin spatial a près de 45 ans », rappelle Suzanne Dodd, la gestionnaire du projet Voyager 1, « ce qui est bien au-delà de ce que la mission avait imaginé ». Elle explique surtout que l’environnement à haut rayonnement dans lequel est plongée la sonde ne ressemble à rien de ce qu’un vaisseau spatial a pu expérimenter auparavant. Et cela pose de grands défis aux ingénieurs de la NASA.
Ces données ne correspondent pas avec aux conditions et à la position de Voyager 1. Les équipes de la NASA se grattent la tête et cherchent une explication. « Je pense qu’il existe un moyen de résoudre ce problème », ajoute Suzanne Dodd. S’agit-il d’un souci avec les systèmes embarquées de la sonde chargées de la télémétrie, ou avec d’autres composants ? Il va falloir le déterminer.
Il est cependant possible que la source de ces données n’ayant aucun sens ne soit jamais identifiée, auquel cas les spécialistes de l’agence américaine devront vivre avec. La bonne nouvelle, c’est que le problème ne concerne pas les instruments scientifiques de la sonde qui restent parfaitement opérationnels malgré leur grand âge. Voyager 1 devrait continuer à fonctionner après 2025.
Récemment, l’engin a envoyé des informations qui ont permis de détecter des oscillations dans le plasma de l’espace interstellaire. Des données que la NASA ne s’attendait pas à recueillir et qui prouvent la vitalité de la sonde partie à l’exploration de la frontière ultime.