En 2019, Emma Haruka, qui travaille en tant que développeuse pour Google Cloud avait déjà fait parler d’elle une première fois. En effet, elle avait réussi le petit exploit de calculer jusqu’à 3 trillions de chiffres derrière la virgule dans le plus célèbre des nombres « Pi ». Mais voilà qu’elle s’est remise aux affaires.
En effet, cette développeuse assure que « Pi est ma passion depuis l’enfant » et que déjà adolescente elle avait utilisé un programme « SuperPi » qui permet de calculer environ un million de chiffres après la virgule. Dans une toute nouvelle publication, elle a annoncé avoir mis à contribution les ordinateurs de Google pour trouver encore plus de chiffres après la virgule.
Elle a fièrement annoncé avoir réussi l’exploit d’aller jusqu’au 100e trillionième chiffre après la virgule. Il s’agit, pour la petite histoire, d’un 0. Pour rappel pour ceux qui ne seraient pas très assidus en cours de mathématiques au collège, Pi est le rapport entre la circonférence d’un cercle et son diamètre.
Toute la particularité de ce nombre est qu’il ne peut pas être exprimé précisément sous la forme d’une fraction ou d’une racine, il est donc noté π dans les calculs mathématiques du monde entier, et cela, depuis l’antiquité. Longtemps décrit comme indéfini, le chiffre pourrait en réalité avoir une fin selon les derniers calculs des chercheurs se penchant sur le sujet.
Pi : 3,14, mais pas que
Dans l’inconscient collectif et la grande majeure partie, des calculs mathématiques, Pi sont égaux à 3,14. Si le calcul d’Emma Haruka est évidemment intéressant d’un point de vue mathématique, il est surtout une démonstration de puissance des services cloud de Google qui ont fait un vrai bond en avant technologique depuis 2019.
Selon elle, les processeurs sont aujourd’hui bien plus rapides, le stockage des données l’est aussi et les capacités réseau sont largement meilleures ce qui permet de synchroniser le matériel effectuant les différents calculs. Haruka assure que ce projet est avant tout une démonstration visant à populariser l’usage du Cloud, notamment dans le monde de la recherche scientifique.
Conscient de la portée immense de cette technologie, Google a publié une démo d’utilisation pour monsieur tout le monde qui permet de calculer quelques chiffres après la virgule pour Pi. De quoi réaliser un millième de milliardième de pour cent du travail d’Haruka, mais c’est déjà ça.
27 000 kilomètres de données
Pour bien se rendre compte de la quantité de chiffres découverts, et de la puissance de calcul nécessaire à cette dernière, Google explique que le calcul a pris 157 jours, soit plus de 5 mois, et a fait fonctionner 128 processeurs virtuels utilisant un total ahurissant de 864 Go de mémoire vive. Au total le programme a traité plus de 82 000 téraoctets de données.
Si toutes ces données venaient à être imprimées sur des feuilles de papier, en arial 11, on pourrait remplir 27 000 milliards de feuilles A4 (en comptant environ 3000 octets par feuille). Avec une épaisseur de 0,1 millimètre, superposer ces milliards de feuilles permet de construire une « tour » de 27 300 kilomètres. De quoi faire un aller-retour Paris-Sydney.