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Le James Webb dévoile de nouvelles images de galaxies à couper le souffle

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Les premières séries d’images du JWST ne vous ont pas suffi ? Voici de nouveaux clichés somptueux d’une paire de galaxies !

Plus rien n’arrête le James Webb Space Telescope ! L’engin n’est officiellement entré en fonction que très récemment, mais il bombarde déjà les chercheurs de données scientifiques d’une précision remarquable. Pour le grand public, c’est aussi une occasion en or de se délecter d’un tas d’images magnifiques, et il y a de nouveaux éléments au menu ! Après l’image la plus lointaine jamais capturée en infrarouge, puis Stephan’s Quintet, Carina Nebula et Southern Ring Nebula (voir notre article), l’astronome Judy Schmidt présente aujourd’hui une nouvelle série d’images incroyables.

L’intéressée est une chasseuse de galaxies patentée qui a passé la majeure partie de sa carrière à scruter ces structures cosmiques. Au fil des années, elle a construit une vaste base de données en enchaînant des centaines d’heures d’observation avec certains des télescopes les plus performants au monde. Nous vous recommandons d’ailleurs chaudement de parcourir sa superbe collection d’images sur son compte Flickr.

C’est typiquement le genre de spécialiste qui devait trépigner d’impatience en attendant l’arrivée du JWST. Elle s’est donc empressée de réserver du temps d’observation avec la nouvelle coqueluche des astronomes. Et sans surprise, ce télescope à 10 milliards de dollars lui a permis de produire des images à couper le souffle.

La “Galaxie Fantôme” mise à nu

On y découvre deux galaxies en spirale, toutes deux relativement proches de la Voie lactée. La première, officiellement baptisée NGC 628 ou Messier 74, est plus connue sous le sobriquet de « Phantom Galaxy ». Elle doit ce surnom à sa luminosité relativement faible qui la rend assez difficile à observer pour les amateurs, malgré le fait qu’elle soit relativement proche de la Terre (32 millions d’années-lumière).

Ce qui motive le public à l’observer, c’est avant tout la présence de ses deux bras distincts qui forment une spirale quasiment parfaite. Pour les amateurs, c’est un spectacle grandiose qui en fait l’un des objets les plus photogéniques du cosmos. Mais pour les chercheurs, c’est aussi une ressource scientifique de première catégorie.

En effet, les astronomes ont déterminé que ces appendices extrêmement riches en gaz et en poussière étaient aussi des pouponnières stellaires, c’est-à-dire des régions du cosmos où des étoiles naissent à un rythme affolant.

Les tenants et les aboutissants de ce processus sont encore relativement mal connus. Messier 74 est donc un véritable laboratoire à ciel ouvert — c’est le cas de le dire — pour étudier le cycle de vie des étoiles.

Or, ce cycle est un élément fondamental de la dynamique du cosmos. Les astronomes sont convaincus qu’en l’étudiant, ils pourront améliorer leur compréhension du fonctionnement global de notre univers. Et avec le JWST en renfort, ce n’est probablement qu’une question de temps avant que Messier 74 commence à livrer ses secrets les mieux gardés !

Une superbe cousine de la Voie Lactée

L’autre image dévoilée par Schmidt concerne NGC 7496, une autre galaxie située encore plus près, à 24 millions d’années-lumière. Structurellement parlant, elle est assez différente de NGC 628. Comme notre bonne vieille Voie lactée, il s’agit d’une galaxie en spirale barrée. Dans ce cas, les bras n’émergent pas directement du centre de la spirale, mais d’une large bande d’étoiles qui le traverse.

À première vue, le cliché pourrait presque paraître décevant ; il semble étonnamment terne par rapport aux superbes portraits qu’avait déjà réalisés Hubble. Mais pour les astronomes, cela ne signifie pas qu’il n’y a rien à voir, loin de là !

NGC 7496 vue par Hubble début 2022. © ESA / Hubble & NASA / J. Lee / PHANGS-HST / Judy Schmidt

Pour rappel, les deux appareils fonctionnent sur des bases très différentes. Les « yeux » d’Hubble sont conçus pour capter la lumière visible et le rayonnement ultraviolet ; le JWST, en revanche, est conçu pour observer dans l’infrarouge. En pratique, ces deux images sont donc complémentaires ; le nouveau venu permet d’observer des détails que son vénérable prédécesseur n’était tout simplement pas capable de capturer.

Et cette coopération va probablement donner un nouveau souffle à l’étude de NGC 7496. Car si les photos de ce bon vieux Hubbie étaient un superbe cadeau pour le grand public, c’était aussi une source de frustration pour les astronomes. En effet, tous ces amas de gaz et de poussière avaient tendance à cacher la partie la plus intéressante, à savoir la bande d’étoiles centrale.

Le JWST, en revanche, n’a aucun mal à faire abstraction de ce nuage. Il peut donc observer directement au cœur de cette structure. Là encore, il s’agit d’une énorme usine à étoile que les chercheurs pourront étudier sous toutes les coutures.

Deux exemples supplémentaires qui montrent bien à quel point le James Webb révolutionne déjà l’astronomie… et nous n’en sommes encore qu’à l’aube de cette grande aventure qui pourrait durer une vingtaine d’années. Nous vous donnons donc rendez-vous lorsque les prochaines images arriveront, ce qui ne devrait pas être très long vu le rythme de production actuel du télescope !

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