Une technologie révolutionnaire, mobile et peu gourmande en énergie, pour dessaler l’eau de mer

Science

Par Olivier le

À l'heure où on s'inquiète du niveau des rivières et de l'accès à l'eau potable, cette invention pourrait bien changer la donne. Des chercheurs du MIT ont mis au point un appareil de dessalement de l'eau de mer qui tient dans une mallette, et qui consomme très peu d'énergie.

© MIT

785 millions de personnes sur Terre n’ont pas accès à de l’eau potable sans danger pour la santé. Jongyoon Han, professeur d’ingénierie électrique au MIT, aidé par ses élèves, a voulu améliorer la situation en développant un tout nouveau procédé de dessalement de l’eau, baptisé ICP (pour Ion Concentration Polarization).

Une valise à eau potable

L’appareil, avec un encombrement de la taille d’une valise, est facile à transporter. Le procédé ICP nécessite moins d’énergie qu’un chargeur de téléphone, et on peut même l’utiliser avec un panneau solaire. D’après les chercheurs, cette unité de dessalement peut être déployée dans des lieux éloignés aux ressources limitées (sur une île ou un cargo), par des réfugiés qui fuient les catastrophes naturelles, ou encore par des militaires lors de longues opérations.

Les unités de dessalement traditionnelles nécessitent des pompes à haute pression qui propulsent l’eau salée dans des filtres, le tout étant très difficile à miniaturiser. La technologie ICP ne demande qu’une pompe à basse pression, qui consomme donc moins d’énergie. Les filtres sont remplacés par un processus qui applique un champ électrique à des membranes positionnées au dessus et en dessous du flux d’eau.

Les membranes repoussent les particules chargées (molécules de sel, bactéries, virus) dans un flux d’eau à part. La valise réalise ensuite une deuxième passe d’électrodialyse pour supprimer les ions de sels restants. Et les chercheurs ne se sont pas arrêtés en si bon chemin, ils avaient aussi l’objectif de faciliter autant que possible l’utilisation de leur valise. De fait, un simple bouton suffit pour lancer toutes les opérations.

Les tests se sont montrés concluants avec une qualité d’eau potable qui dépasse les standards de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le prototype produit 0,3 litre par heure et requiert une puissance de 20 watts/heure pour un litre. Désormais, les inventeurs veulent lancer la production à grande échelle de leur système.

Source: MIT

5 Commentaires

  1. Slime

    22 août 2022 at 5:00

    Vous pouvez répéter ?…s’ il vous plaît !!!! Combien vous dites ??! 0,3l par heure
    Alors c ‘ est juste un grand verre d’ eau quoi 🤩😉🏡🤫🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹🥹
    J’ ai chopé le regard méfiant sur l’ article trop bien la valise à un verre d’ eau par heure pour l’ armée ou les pompiers.
    Certes la valise de est une valise de survie d”

  2. cdtmitchell

    22 août 2022 at 9:13

    @Slime : quand tu meurs littéralement de soif , un verre d’eau par heure sauve la vie de 5 personnes. Pas mal pour une valise. Applique le procédé à plus grande échelle et tu sauves un village entier.

  3. Gauthier

    22 août 2022 at 13:37

    Quid de la saumure? Quid des filtres (s’il y en a).
    Dessaler l’eau n’a jamais été un problème, mais cela produit de la saumure qu’il faut stocker ou nettoyer sans que cela pollue l’eau (en lui rendant le sel) ou la terre. Et les filtres ou l’entretien de la machine. Un village isolé aura que peu de pièce de rechange.

    Le seule vraie information c’est la quantité d’énergie faible.

  4. Moi

    22 août 2022 at 15:50

    N est il pas possible d enterré la saumure profondément com un combustible nucléaire, en la fessant venir par camion,dans un endroit choisie sans nape freatique, de plus la mer monte,l eau potable peut profonde manque, on s est dessaler, pourquoi la rejeté à la mer?

  5. Castex

    23 août 2022 at 4:51

    Aller, on arrête les grenèles inutiles. On construit des centrales de dessalement sur toutes nos côtes et un réseau de pipelines. On irrigue la pays, éteint nos incendies, donne à boire à tout le monde. Ah non, c’est vrai, trop compliqué, trop cher, trop tard… On a pas fini d’être enfumé par les blablateurs et les incendies…

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