Le bitcoin et de nombreuses autres cryptomonnaies se sont effondrées ces derniers mois, mais il n’empêche : les mineurs et leurs ordinateurs sont toujours là, bien en place, et ils n’ont pas l’intention d’arrêter leur activité. Or, c’est là que le bât blesse : ces machines consomment de l’énergie, cours en baisse ou pas. Et il n’a échappé à personne que l’hiver allait être rude.
L’Europe face aux pénuries d’énergie
L’Europe s’apprête en effet à vivre au rythme des pénuries d’énergie durant les prochains mois. La faute à la Russie, qui en envahissant l’Ukraine, est la cible de sanctions de la part des pays occidentaux. En représailles, la Russie a fortement réduit les approvisionnements de gaz à l’Europe, plongeant ainsi le continent dans l’incertitude. Pour réaliser des économies d’énergie cet hiver, la Commission européenne a demandé aux États membres de mettre en œuvre des dispositifs qui permettront de réduire la consommation d’électricité des acteurs cryptos.
Autrement dit, les mineurs de bitcoin risquent bien de devoir couper leurs machines en cas de pénurie d’électricité. « S’il est nécessaire de procéder à des délestages dans les systèmes électriques, les États membres doivent également être prêts à stopper le minage de crypto-actifs », peut-on lire dans un document du 18 octobre dernier concernant la politique énergétique à mener en Europe.
Sur le papier, on peut comprendre cette volonté de l’exécutif européen : le minage de cryptos n’est pas une activité essentielle, ce d’autant que sa consommation d’énergie est soutenue. Reste à voir comment Bruxelles et les 27 peuvent dans la pratique « couper » l’électricité à tous ceux qui minent du bitcoin.