Le boîtier Linky a connu bien des polémiques, il n’en est plus à une près. En novembre 2021, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) avait évoqué dans un rapport la possibilité de sanctionner financièrement les foyers qui refusaient de faire installer chez eux un Linky. Cette hypothèse a rebondi ces derniers jours, en raison des inquiétudes autour des pénuries d’électricité possibles durant l’hiver.
N’oubliez pas d’envoyer l’index de consommation
Enedis, l’opérateur du Linky, a tenu à rassurer tout le monde. Dans Ouest-France, l’entreprise explique que personne ne sera sanctionné en cas de refus du Linky tant que le gestionnaire du réseau reçoit en temps et en heure l’index de consommation. L’information pour 2022 peut être transmise en ligne via un lien personnalisé envoyé par Enedis (par mail ou SMS), ou encore avec un conseiller.
À partir du 1er janvier 2023, un système de facturation sera mis en place. « Les clients qui n’auraient pas fait parvenir leur index de consommation paieront un supplément de 8,48 € tous les deux mois, soit 50,88 € HT par an jusqu’au remplacement de l’ancien compteur électrique dans leur foyer par un compteur Linky », prévient Enedis. Mieux vaut donc se rapprocher d’Enedis pour envoyer rapidement l’index de consommation.
Le boîtier Linky est installé dans 90 % des foyers français (35 millions), un succès qui s’est construit sur la durée. Mais il reste encore 10 % de foyers non équipés, soit l’équivalent de 3,8 millions de compteurs. L’opérateur installe 30.000 compteurs chaque mois, et il faut encore convaincre les plus réticents des atouts de l’appareil.
Enedis a peut-être trouvé un argument de poids pour imposer définitivement le compteur : il permet en effet de mieux contrôler sa consommation d’électricité, synonyme d’économies sur les factures. En cette période d’explosion des prix de l’énergie, voilà un atout qui porte !