Les vélos électriques et autres moyens de transport doux ont envahi l’espace public ces dernières années, un usage qui a notoirement augmenté durant la crise sanitaire. Les pouvoirs publics ont d’ailleurs accueilli cette tendance les bras grands ouverts, en multipliant les pistes cyclables et les facilités de circulation, ce qui est aussi un moyen de réduire la place de l’automobile en ville.
« Comportements dangereux »
Néanmoins, ce changement profond dans les habitudes de transport ne va pas sans provoquer des heurts avec les autres usagers de la route. Les voitures bien sûr, mais aussi avec les piétons. Pour répondre à cette problématique, des parlementaires ont proposé de mettre en place un système d’immatriculation : un groupe d’élus Les Républicains avait ainsi déposé un tel projet de loi en juillet dernier.
Le texte n’a pas été voté, mais c’est désormais un sénateur de la majorité présidentielle, Xavier Iacovelli, qui est revenu à la charge en empruntant les mêmes arguments que ses collègues LR. L’élu des Hauts-de-Seine déplore ainsi « de nombreux abus, des incivilités et des comportements dangereux » issus de ces nouveaux modes de transport qui ont « profondément modifié la circulation au cœur de nos espaces publics ».
Cette idée d’immatriculation ne serait pas une première : en fait, les trottinettes en libre-service doivent être immatriculées depuis la fin de l’année dernière à Paris. Mais la proposition du sénateur, qui veut responsabiliser les utilisateurs et faciliter l’identification des véhicules, s’appliquerait à l’ensemble des propriétaires de ces appareils.
Si le texte a peu de chances d’être adopté, l’idée fait son chemin et elle pourrait bien finir par s’imposer au détour d’un projet de loi supporté par le gouvernement.