Depuis le 1er mars 2023, le démarchage téléphonique est officiellement encadré par un nouveau décret. Afin de “protéger la vie privée des consommateurs et mettre fin au démarchage téléphonique abusif à toute heure”, le démarchage téléphonique devra être réalisé sur des horaires précises. Exit le samedi, dimanche et même les jours fériés : les call-centers ne pourront plus que vous solliciter du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 14h à 20h.
Par ailleurs, ce décret n°2022-1313 oblige les démarcheurs à ne solliciter les consommateurs par voie téléphonique pas plus de quatre fois par mois. De même, si le client manifeste son refus de poursuivre la conversation, le professionnel devra s’abstenir de “.e contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de 60 jours révolus à compter de ce refus”.
Dans les faits, les opérateurs qui sollicitent les Français sont désormais sous pression : une grande partie de leur rémunération est conditionnée par leur performance. Certes, la violation des règles ci-dessus peut être sanctionnée par une amende (article L. 242-16 du Code de la consommation, soit jusqu’à 375 000 euros pour une personne morale), mais cela n’empêchera pas certains acteurs de passer au forceps.
📱 Consommateurs : le démarchage téléphonique est désormais permis seulement du lundi au vendredi, entre 10h et 13h et 14h et 20h, et jamais plus de 4 fois par mois par le même professionnel
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Ne (surtout) pas raccrocher au nez
Dans ce cas, comment faut-il réagir ? Ci-dessous, nous avons listé quelques idées qui vous permettrons de répondre de façon astucieuse pour ne pas brusquer le démarcheur. L’objectif est de lui faire comprendre poliment que vous n’êtes pas intéressé par son produit, et qu’il n’aura donc aucun intérêt à vous rappeler par la suite.
1. La première chose, c’est de ne surtout pas raccrocher au nez du démarcheur. En général, il note alors dans sa base que vous n’avez pas été joignable, et il tentera alors de vous recontacter par la suite. Potentiellement, l’un de ses collègues, avec qui il travaille sur la base, pourra prendre le relais. Raccrocher implique donc un risque de se faire harceler par la suite. De même, si vous raccrochez en plein milieu d’une conversation, il tentera de vous joindre à nouveau par la suite.
2. Ne cherchez pas à engager la conversation, même s’il vous pose des questions. En général, les opérateurs essaient de passer assez agressivement pour vous présenter leur produit. Si vous engagez la conversation, vous pouvez lui faire croire que vous êtes intéressé. Il essayera alors de vous tenir la conversation et vous convaincre de l’utilité de son produit. Pour ne pas lui faire miroiter un intérêt, le mieux est de ne pas répondre à ses questions. Par ailleurs, ne lui expliquez pas pourquoi vous n’avez pas besoin de son produit : il a une réponse à tout.
3. Ne montez pas dans les tours. S’emballer au téléphone ne peut que vous desservir. Le démarcheur doit faire face à des centaines de refus par jour : si vous perdez votre sang-froid, l’opérateur ne sera pas plus généreux avec vous. Il peut alors vous remettre dans la base pour vous embêter davantage.
4. N’utilisez pas l’excuse “je n’ai pas le temps”. Lu entre les lignes, ce message peut signifier que vous êtes potentiellement intéressé par le produit, mais que vous n’avez simplement pas le temps en ce moment. Dans ce cas-là, le démarcheur risque alors de vous recontacter plus tard pour vous faire sa présentation. Il vaut mieux lui dire que vous n’êtes pas intéressé et lui demander de ne plus le recontacter.
Si vous en avez marre des démarchages téléphoniques à répétition, le mieux sera de vous inscrire sur Bloctel. Les entreprises qui font du démarchage ont pour obligation de vérifier que vous n’êtes pas dans cette liste avant de vous solliciter (sous peine d’une lourde amende). Si vous êtes inscrit et qu’un opérateur vous contacte, rappelez-lui simplement que vous êtes dans la liste Bloctel : cela devrait vite calmer ses ardeurs. S’il pousse encore plus loin, dites à votre interlocuteur que vous envisagez de porter plainte auprès de la CNIL si les appels continuent.