Après The Legend of Zelda : Tears of the Kingdom sur Switch, il est temps pour la PlayStation 5 de recevoir son blockbuster estival. Final Fantasy, franchise de RPG que l’on ne présente plus, s’apprête à recevoir son nouvel épisode principal. Sept ans après un Final Fantasy XV en demi-teinte et dix ans après un Final Fantasy XIV qui continue de faire le bonheur des joueurs de MMO, il est temps pour la licence de rentrer dans une nouvelle ère.
Suivant le succès fulgurant de Final Fantasy VII Remake, ce qui était auparavant un jeu de rôle au tour par tour prend désormais la direction d’un action-RPG, et ce n’est pas pour nous déplaire. En accord avec son temps, le titre a déjà su nous surprendre lors d’un test preview, désormais accessible à tous via une démo téléchargeable sur la PlayStation Store. Celui-ci va maintenant devoir faire ses preuves dans son intégralité. L’aventure de Clive s’annonce grandiose mais certains joueurs restent sur la réserve maintenant que Square Enix brise des promesses.
Quelques corrections à appliquer
Fin mai dernier, les équipes de développement de Final Fantasy XVI créaient la surprise en révélant que le jeu n’aurait pas besoin d’une mise à jour au lancement. Cette pratique devenue habituelle dans l’industrie impose de télécharger des données supplémentaires pour assurer l’intégrité du jeu. Les simples données du disque ne suffisent plus à profiter d’un titre puisque les studios appliquent quelques modifications en amont du lancement : les fameux “patchs day-one“.
Visiblement fiers de leur travail, les développeurs de FFXVI se vantaient alors de proposer un jeu complet et fini sur CD, comme à la bonne vieille époque de la PS2. Malheureusement, cette belle promesse n’aura pas duré bien longtemps. C’est au cours d’un stream de pré-lancement que les équipes ont révélé la mauvaise nouvelle. Le titre a finalement besoin de légers ajustements pour assurer la meilleure expérience possible.
Naoki Yoshida s’est promptement excusé et s’est également chargé de rassurer les joueurs en affirmant qu’il ne s’agit que d’un “patch rapide qui n’est pas nécessaire au démarrage du jeu“. Cette mise à jour corrigera les performances dans certaines zones, quelques erreurs de texte ainsi que deux bugs pouvant causer un blocage de la progression une des fermetures intempestives.
Un appel au boycott
Ce petit contre temps n’est pas le seul souci qui dérange la communauté. Si les belles paroles non respectées ont suscité quelques réactions sur les réseaux sociaux, c’est un sondage repéré par nos confrères d’Eurogamer qui reste le plus surprenant. Certains joueurs lancent un appel au boycott pour manque de représentation et diversité. Déjà questionnés à ce sujet, les développeurs avaient répondu qu’il était question d’un monde inspiré de l’Europe médiévale et qu’il n’était “pas évident d’attribuer des ethnies distinctes à l’antagoniste ou au protagoniste sans susciter les idées préconçues du public, inviter à des spéculations injustifiées et finalement attiser les flammes de la controverse.”
Cette justification n’a pas manqué de déranger certains fans qui appellent aujourd’hui à un boycott du titre via le forum ResetEra. Les réactions à cette demande font état d’un sujet complexe auquel les joueurs n’ont pas la même sensibilité. Tandis que l’un scande “Je ne l’achèterai pas. Pour être tout à fait honnête, le fait de savoir que Starfield et Dragon’s Dogma arrivent avec des personnages noirs et permettent la création de personnages noirs rend le boycott bien plus facile“, une autre utilisatrice issue d’une minorité explique : “Si je boycottais les jeux à cause du manque de diversité en termes de personnages qui me ressemblent, je n’aurais rien à jouer en dehors de quelques jeux indépendants au mieux, pour dire les choses très franchement. La représentation des femmes noires dans les jeux est abyssale et je dirais que c’est encore pire pour les femmes sud-asiatiques, sud-américaines, etc, etc.”
Si cet appel soudain n’aura très certainement aucun impact sur les chiffres de vente finaux, les joueurs sont en droit de se demander s’ils sont correctement représentés dans les univers vidéoludiques d’aujourd’hui. Bien que la situation paraisse en nette amélioration, les œuvres culturelles serviront encore et toujours de plateformes à des messages sociétaux importants. Nous vous avions d’ailleurs préparé un florilège de jeux à découvrir pour célébrer le mois des fiertés LGBTQIA+ à retrouver juste ici.