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Un sous-marin porté disparu près du Titanic arrive à court d’oxygène

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Des efforts conséquents ont été déployés pour porter secours à l’équipage, qui comprend notamment un spécialiste français du légendaire navire.

La communauté des explorateurs des grands fonds a eu droit à une nouvelle particulièrement préoccupante en ce début de semaine. D’après la BBC, une vaste opération de recherche et de secours a été lancée pour retrouver la trace d’un submersible touristique, qui était parti explorer l’épave du Titanic avec 5 personnes à son bord. Le temps est désormais compté pour l’équipage qui dispose de réserves d’oxygène limitées.

L’expédition a été organisée par OceanGate, une entreprise qui propose des sous-marins à des tour-opérateurs ainsi qu’à des institutions militaires et académiques. Dans ce cas précis, il s’agissait d’une expédition touristique qui proposait à quelques passagers fortunés d’explorer la dépouille du légendaire navire, échoué à environ 4 kilomètres sous la surface.

Un Français se trouve parmi les passagers. Il s’agit de Paul-Henri Nargeolet, alias « Monsieur Titanic », un expert des grands fonds qui a déjà participé à plus de 35 expéditions de ce type. Il a embarqué en compagnie de Hamish Harding, un entrepreneur britannique, de Shahzada Dawood, un homme d’affaires pakistanais, et de son fils Dawood.

Plus de contact et une fenêtre d’action réduite

En règle générale, le sous-marin est tout juste capable de communiquer avec le Polar Prince, un vaisseau mère qui apporte un soutien logistique au submersible lors de ces missions. Mais environ deux heures après l’embarquement, ce canal a été rompu : l’entreprise a perdu tout contact avec son submersible Titan. Et malheureusement, cela signifie qu’il est désormais impossible de contacter l’engin ou de le localiser à distance, car le système GPS et les communications radio ne fonctionnent pas dans cet environnement.

Les raisons de ce blackout demeurent encore mystérieuses — mais la priorité des secouristes est ailleurs, car le temps leur est compté. Il s’agit désormais d’une urgence vitale. Car d’après la documentation officielle, cet engin de dix tonnes dispose d’environ 96 heures de réserves d’oxygène au total. À l’heure où ces lignes sont écrites, les responsables estiment qu’il leur reste une soixantaine d’heures avant que la situation déjà délicate ne devienne catastrophique. Cela signifie qu’il va falloir faire vite pour espérer sauver les passagers en détresse, et pour soulager leurs familles pour qui cette attente est certainement insupportable.

Des moyens conséquents ont donc été mis en place pour y parvenir. D’après la BBC, les marines américaines et canadiennes ainsi qu’un certain nombre d’entreprises privées participent aux opérations. Deux avions, un sous-marin et un grand nombre de bouées équipées de sonar ont été déployés. D’après le New York Times, la France a aussi dépêché l’Atalante, un navire de recherche équipé d’un robot d’exploration. Aux dernières nouvelles, l’engin était encore situé à près de 48 heures de l’épave.

Il faudra donc espérer que les secouristes toucheront au but très rapidement. Car plus les heures passeront, plus les chances de retrouver les passagers indemnes vont s’amenuiser.

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