Orbitals débarque le 3 septembre 2026 en exclu sur Nintendo Switch 2. Développé par le studio tokyoïte Shapefarm et édité par Kepler Interactive, ce jeu d’aventure 100 % coop assume tout de sa direction artistique rétro-anime, à ses idées de gameplay qui se renouvellent en permanence, en passant par une exigence qui va bien plus loin qu’un It Takes Two. Merci à mon meilleur ami surnommé pour l’occasion « le singe savant » d’avoir participé à l’aventure pour les besoins de ce test.
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Choisir son rôle et ses armes, le vrai bon geste
Je le disais déjà sur la preview d’Orbitals, et le jeu complet confirme, pouvoir choisir son rôle et ses armes avant chaque mission, c’est le détail qui change tout. Fini le perso qu’on subit parfois à cause de son gameplay spécifique, ici chacun prend l’outil qui lui plaît où le poste de pilotage/canonniers qui correspond le mieux a ses envies.
Et il y a de quoi jongler. L’Attrapeur pour saisir et déplacer des plateformes, l’Arroseur pour activer des mécanismes à distance, le Canon à rayon pour tout faire fondre sur son passage. Le tout entre deux phases de plateforme, d’énigmes pensées pour deux cerveaux et de pilotage spatial. Le rythme ne s’assoit jamais. Dès qu’on croit avoir cerné une mécanique, le jeu en balance une nouvelle.
Permissif à la sauvegarde, impitoyable manette en main
Orbitals est à la fois permissif et impitoyable, et ce n’est pas toujours contradictoire. Généreux, parce que les points de sauvegarde sont bien pensés. On meurt, on repart aussitôt, parfois même plus loin que l’endroit atteint avant de mourir. Impitoyable, parce que ce qu’il demande manette en main ne pardonne pas. Il faut de la vraie dextérité, et surtout connaître les ficelles du jeu vidéo. Si vous n’avez jamais posé les mains sur un jeu de plateforme coop exigeant, ou que vous n’avez pas l’habitude de jouer aux jeux de plateformes, ce n’est même pas la peine d’essayer.
Résultat, Orbitals demande clairement plus de capacités qu’It Takes Two si comparaison il y a. Ce n’est pas le titre coop tout public qu’on lance pour initier sa moitié. C’est un jeu qui récompense les duos rodés, et qui met les autres à la porte assez vite.
La DA qui claque, l’OST qui reste en tête, l’histoire qui suit tant bien que mal
Visuellement, c’est un régal. L’ambiance rétro-anime est super sympa, portée par des cinématiques dessinées à la main. On se croirait replongé dans les grandes heures des animés japonais, et à mon sens ça marche à fond.

L’OST, elle, est tout simplement excellente et parfaitement entêtante même. Le genre de thèmes qu’on se met à fredonner autant pendant le jeu qu’une fois la console éteinte. C’est clairement l’un des gros points forts du jeu.
Le seul vrai bémol d’Orbitals, c’est l’histoire. Elle fait le job, mais elle n’est clairement pas des plus captivantes. On suit Maki et Omura qui tentent de sauver leur station spatiale prise dans une tempête cosmique, sans que le récit ne décolle vraiment. Heureusement, le gameplay toujours changeant et inventif compense largement ce petit manque de souffle narratif.
Une base vivante, des ordis planqués et des minijeux à débloquer
En dehors des missions principales qui consistent souvent à résoudre des énigmes inventives en devant se creuser le cerveau à deux, il y a aussi quelques bonus. Dans les mondes se cachent des ordinateurs à dénicher, qui débloquent des minijeux compétitifs. On les récupère en explorant, puis on va s’affronter dessus dans la base.
Et cette base, quel bonheur. Elle est pleine de vie, bourrée de secrets et d’interactions à découvrir. On y traîne volontiers entre deux missions, on fouille, on tombe sur des détails qu’on n’avait pas vus la première fois. Ça donne au jeu une vraie profondeur et une belle rejouabilité pour ceux qui aiment gratter partout. Cette couche compétitive vient aussi casser la routine de l’aventure, et c’est malin.
L pour Sony, W pour Orbitals
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Shapefarm a fait le choix d’une cartouche complète, avec l’intégralité du jeu dessus, sans téléchargement nécessaire (pas une gamekey card donc). À l’heure où tout le monde bascule vers le dématérialisé, c’est suffisamment rare pour être salué. Il faut aussi souligner, en plus du prix de moins de 40 euros qui est donc inférieur au tarif habituel des jeux dorénavant, une seule personne a besoin d’acheter le titre, l’autre peux bénéficier d’un pass ami si vous souhaitez jouer en ligne.













