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Dernier jour pour les trottinettes en libre-service de Paris : que vont-elles devenir ?

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C’est la fin pour les trottinettes en libre-service à Paris, première grande ville européenne à bannir ces véhicules suite à un vote des habitants en avril. Les opérateurs espèrent qu’ils vont se reporter sur leurs vélos.

En avril dernier, les Parisiens ont exprimé leur mécontentement face aux trottinettes en libre-service. Près de 90 % des voix se sont prononcées pour leur interdiction, une décision liée aux nuisances et à la dangerosité souvent associées à ces véhicules. La faible participation au vote, à hauteur de 7,46 %, ne diminue pas l’impact de ce résultat sur le paysage de la mobilité urbaine à Paris. En septembre, plus aucune trottinette en libre-service ne sera visible dans les rues de la capitale. Leur mort est actée, puisque ce jeudi 31 août marque leur dernier jour dans la capitale.

Les opérateurs espèrent un report sur leurs vélos

Les trois opérateurs de trottinettes en libre-service, Dott, Lime et Tier Mobility, ont dû adapter leur stratégie. Dott a commencé à retirer ses trottinettes dès mi-juillet, à un rythme de 500 par semaine, pour les réaffecter à d’autres villes telles que Bordeaux, Tel Aviv ou encore en Belgique. Pour Dott, le retrait des trottinettes entraîne également un redéploiement de ses employés : sur une cinquantaine de salariés, une dizaine seront transférés à son activité de location de vélos et un plan de sauvegarde de l’emploi est en cours de validation.

Lime, pour sa part, a annoncé que ses 5.000 trottinettes seraient retirées « progressivement » et redéployées à Lille, ainsi qu’en Allemagne et dans plusieurs villes européennes, dont Copenhague et Londres. Parallèlement, Lime se concentre sur le développement de ses services de vélos en libre-service, avec l’objectif de déployer 10.000 vélos électriques à Paris : « À Paris, nous continuerons de mettre tout en œuvre pour garantir aux utilisateurs leur liberté de déplacement via une flotte vélo à la maintenance exemplaire et un service de qualité », explique le directeur général France de l’opérateur, Hadi Karam.

Tier Mobility conserve quant à elle un tiers de sa flotte pour 80 autres communes de l’Ile-de-France, tandis que le reste sera envoyé en Allemagne et en Pologne. La question des salariés en Ile-de-France reste en suspens, Tier cherchant des solutions adaptées.

La disparition des trottinettes en libre-service à Paris ne signifie pas la fin de la micromobilité urbaine. Au contraire, ce vote pourrait être l’occasion d’une réflexion plus large sur les besoins en termes de déplacements urbains, de sécurité et d’intégration harmonieuse des différents modes de transport. Les opérateurs, malgré cette défaite, restent optimistes et engagés pour la transition vers des formes de mobilité plus durables et respectueuses de l’environnement. Lime, par exemple, a enregistré une hausse de 73 % de ses trajets à vélo dans la capitale l’an dernier, avec une augmentation de plus de 80% du nombre d’utilisateurs par rapport à 2021.

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