La plateforme CIIC de CATL intègre tous les éléments nécessaires aux fonctionnalités d’une voiture électrique. Elle se présente sous la forme d’un skateboard. En substance, les constructeurs automobiles n’auront qu’à y fixer une carrosserie pour obtenir un véhicule complet et prêt à être commercialisé.
L’industrie automobile vers une standardisation de la production
Selon Wu Kai, le chef scientifique de l’entreprise, la plateforme CIIC affiche une consommation énergétique de 10,5 kWh pour 100 kilomètres et promet une autonomie remarquable de 1.000 kilomètres, bien que ces chiffres soient basés sur les normes toujours optimistes des tests chinois. Cette performance correspond à une capacité de batterie de 105 kWh. Des tests effectués en Chine ont montré que la batterie maintenait une efficacité de 75 %, avec une perte de 30 % de l’autonomie à -7°C. Plus impressionnant encore, le véhicule peut récupérer 300 kilomètres d’autonomie en seulement 5 minutes grâce à une charge rapide en courant continu.
Le premier partenaire à avoir signé un accord avec CATL pour utiliser cette plateforme est le constructeur chinois Hozon Auto, propriétaire de la marque Neta. Les deux sociétés ont collaboré au développement de cette technologie et prévoient de lancer le premier modèle alimenté par CIIC au troisième trimestre 2024.
Neta a récemment inauguré sa première usine hors de Chine en Thaïlande, et pour l’occasion le groupe a affirmé avoir livré plus de 12.000 véhicules dans le pays, ce qui représente 20 % des immatriculations de voitures électriques dans le pays. D’ici l’année prochaine, Neta envisage de s’établir dans plus de 50 pays et territoires, avec pour objectif des ventes à l’exportation de 100.000 véhicules.
L’industrie automobile s’oriente vers une standardisation, notamment avec la popularité croissante des SUV. La plateforme CIIC de CATL pourrait jouer un rôle très important dans cette tendance, car elle offre une base flexible pour plusieurs types de véhicules, de la berline compacte au camion. Cette approche rappelle celle d’autres grands groupes comme Stellantis, qui utilise un nombre limité de plateformes pour ses différentes marques.
En fournissant une plateforme prête à l’emploi, CATL permet aux constructeurs, y compris les plus petits qui manquent de ressources pour développer en interne, de proposer rapidement des voitures électriques efficaces sur le marché. L’entreprise pourrait bien devenir un fournisseur essentiel pour de nombreuses marques, et qui sait, peut-être que cela aidera aussi à faire baisser les prix des voitures — et donc à les démocratiser.