La mission Europa Clipper, prévue pour la fin de l’année, s’inscrit dans la longue tradition de la NASA d’envoyer des messages symboliques vers l’infini. Elle transporte un message multicouche comprenant plus de 2,6 millions de noms fournis par le public, ainsi qu’un poème manuscrit de la poétesse américaine Ada Limón, « In Praise of Mystery: A Poem for Europa ».
Le mot « eau » en 103 langues
Ce message est gravé sur une plaque métallique triangulaire, accompagné d’une micropuce qui contient les noms soumis par le public dans le cadre de la campagne « Message in a Bottle » de la NASA. Et ainsi créer une sorte de lien symbolique entre l’humanité et la mission d’exploration de l’espace lointain, en permettant aux gens de toutes les régions du monde de faire partie, d’une certaine manière, de cette aventure historique !
L’aspect le plus notable de cette plaque est son hommage à l’eau, élément clé de la vie telle que nous la connaissons. Des linguistes ont recueilli l’enregistrement du mot « eau » dans 103 langues, dont les formes ondulatoires sont gravées sur la plaque, irradiant depuis un symbole représentant le signe de l’eau en Langue des Signes Américaine. Cela symbolise non seulement notre lien intrinsèque avec Europa mais aussi la diversité culturelle et linguistique de notre monde.
La mission Europa Clipper ne se limite pas à l’envoi de messages dans l’espace. En 2030, après un voyage de 2,6 milliards de kilomètres, le vaisseau commencera à orbiter autour de Jupiter, effectuant 49 survols rapprochés d’Europa. Son objectif scientifique principal est de déterminer si Europa pourrait abriter des conditions propices à la vie.
Pour ce faire, une suite d’instruments scientifiques recueillera des données sur l’océan souterrain de la lune, sa croûte glacée, son atmosphère ténue et son environnement spatial. Ces instruments sont protégés des radiations intenses de Jupiter par un coffre métallique massif, sur lequel la plaque commémorative est fixée.
Sur cette plaque, on trouve également l’équation de Drake, formulée par l’astronome Frank Drake en 1961 pour estimer la possibilité de trouver des civilisations avancées au-delà de la Terre. Cette équation a inspiré des générations de chercheurs en astrobiologie. De plus, l’artefact présente une référence aux fréquences radio considérées comme plausibles pour la communication interstellaire, précisant comment l’humanité utilise cette bande radio pour écouter les messages de l’espace.
À travers cette exploration, la NASA espère non seulement approfondir notre connaissance de l’univers mais aussi inspirer les générations futures à poursuivre cette quête de savoir et d’unité.