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Adobe Firefly débarque sur smartphone : la création par IA n’a jamais été aussi mobile

Adobe décline son puissant moteur créatif, Firefly, en une application mobile pour iOS et Android. Plus qu’un simple portage, cette annonce, couplée à l’ouverture à une myriade de modèles d’IA concurrents, dessine une nouvelle stratégie : faire d’Adobe non plus seulement un outil, mais le hub central de la création assistée par intelligence artificielle.

Hier encore, la génération d’images ou de vidéos par IA était une affaire d’ordinateur, de sessions de travail dédiées. Aujourd’hui, elle se glisse dans une poche avec l’arrivée de l’application Adobe Firefly sur nos smartphones. L’application embarque les fonctionnalités font le succès de Firefly, à commencer par la génération d’images et de courtes vidéos à partir d’un simple texte (prompt). Cette version dispose aussi d’outils d’édition comme le Remplissage Génératif pour ajouter ou supprimer des éléments, ou l’Extension Générative pour agrandir une image en remplissant automatiquement les zones ajoutées avec du contenu généré par l’IA.

Tous les contenus dans Firefly se synchronisent avec Creative Cloud. Un projet esquissé sur mobile le matin peut ainsi être finalisé sur Photoshop ou Premiere Pro au bureau l’après-midi. L’application est disponible gratuitement sur Android (Play Store) et iOS (App Store).

Il est possible de réaliser quelques tentatives en créant un compte gratuit (Firefly gratuit), mais on se retrouve rapidement limité. Pour les indépendants et particuliers, Adobe propose des abonnements payants à partir de 11,08 euros/mois (2 000 crédits génératifs). Depuis le début du mois, il est aussi possible d’utiliser gratuitement l’application Photoshop sur les smartphones Android.

Comme nous l’évoquions déjà en mai, la véritable révolution se cache peut-être ailleurs. Loin de se barricader derrière sa propre technologie, Adobe joue la carte de l’ouverture totale en transformant Firefly en une plateforme universelle. Aux côtés de ses propres modèles et des géants déjà intégrés comme OpenAI (DALL-E) et Google (Imagen, Veo), Adobe accueille une pléiade de nouveaux partenaires spécialisés : Ideogram, Luma AI, Pika et Runway.

Avec cette approche, Adobe veut éviter aux créateurs de jongler entre les applications et les services. Ainsi, Adobe ne vend plus seulement son moteur, mais l’accès à tous les moteurs.

Le « moodboard » du futur se nomme Firefly Boards

Cette philosophie collaborative trouve son apogée dans Firefly Boards, une sorte de tableau blanc numérique et collaboratif, désormais enrichi de la vidéo. Les professionnels peuvent à présent remixer des extraits vidéo importés ou générer de nouveaux contenus vidéo, en s’appuyant sur le nouveau modèle Firefly Video d’Adobe ou sur les technologies de génération vidéo par texte de Google Veo 3, Luma AI Ray2 et Pika version 2.2. De plus, les équipes créatives peuvent également utiliser les fonctionnalités optimisées par l’IA pour modifier des images de manière itérative, à partir de simples prompts. Ces fonctionnalités s’appuient notamment sur Flux.1 Kontext de Black Forest Labs et sur les capacités de génération d’images d’OpenAI, précise la firme.

Soucieux des questions éthiques qui animent le secteur, Adobe continue d’apposer ses Content Credentials sur chaque création. Cette « étiquette » numérique garantit la transparence en indiquant si une œuvre a été générée ou modifiée par l’IA, et avec quel modèle, qu’il soit maison ou partenaire.

Avec déjà plus de 24 milliards de contenus générés et une croissance de son nombre d’utilisateurs, Adobe ne se contente pas de participer à la course à l’IA. L’entreprise confirme qu’elle veut se positionner en chef d’orchestre de la révolution créative. Une stratégie qui pourrait bien lui assurer une place de choix, quel que soit le modèle qui, demain, remportera les faveurs du public.

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