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Meta craque et propose des sommes ahurissantes pour recruter chez OpenAI đŸ˜±

La guerre des talents dans l’intelligence artificielle atteint un nouveau sommet. Selon Sam Altman, PDG d’OpenAI, Meta aurait proposĂ© des rĂ©munĂ©rations allant jusqu’à 100 millions de dollars par an Ă  certains de ses meilleurs ingĂ©nieurs pour les convaincre de quitter le navire. Des offres mirobolantes, rĂ©vĂ©lĂ©es ce 18 juin au micro du podcast Unconfuse Me de Bill Gates, qui tĂ©moignent de la tension croissante dans la course Ă  la superintelligence.

Les chiffres avancés par Sam Altman donnent le vertige

Il affirme que plusieurs employĂ©s d’OpenAI ont reçu des propositions de la part de Meta, avec des packages dĂ©passant les 100 millions de dollars. “Certains se sont vus offrir des primes de signature de 25 Ă  100 millions de dollars, et des compensations totales qui peuvent atteindre ou dĂ©passer ce montant chaque annĂ©e“, dĂ©taille-t-il. Pour un ingĂ©nieur ou un chercheur senior, ces montants sont sans prĂ©cĂ©dent dans l’industrie technologique, mĂȘme dans la Silicon Valley oĂč les salaires sont dĂ©jĂ  stratosphĂ©riques.

Ces offres proviendraient du nouveau dĂ©partement IA de Meta, le laboratoire de « superintelligence Â» lancĂ© en grande pompe dĂ©but 2024, que Mark Zuckerberg veut positionner en fer de lance face Ă  OpenAI, Anthropic ou Google DeepMind. L’ambition affichĂ©e : construire une intelligence artificielle gĂ©nĂ©rale (AGI) dans les cinq prochaines annĂ©es, en mobilisant les meilleurs talents mondiaux
 et les moyens financiers qui vont avec.

Meta muscle son jeu aprÚs avoir recruté le PDG de Scale AI

Cette offensive s’inscrit dans un contexte de grande recomposition des forces vives du secteur. Meta a rĂ©cemment rĂ©ussi un coup de force en recrutant Alexandr Wang, PDG de Scale AI, une entreprise clĂ© dans l’entraĂźnement des modĂšles IA. Cette prise majeure a visiblement marquĂ© un tournant : depuis, Meta ne cache plus ses mĂ©thodes musclĂ©es pour attirer les profils les plus convoitĂ©s. En parallĂšle, le groupe investirait entre 14 et 15 milliards de dollars par an dans sa stratĂ©gie IA, selon les estimations du Financial Times.

Pour Sam Altman, ces montants astronomiques interrogent sur la culture d’entreprise qu’ils traduisent. Il admet que ces offres sont allĂ©chantes, mais souligne qu’aucun des profils les plus critiques d’OpenAI n’a pour l’instant cĂ©dĂ© aux sirĂšnes de Menlo Park. “Nos meilleurs Ă©lĂ©ments sont restĂ©s, et je suis fier de la culture que nous avons bĂątie. Nous ne pouvons pas rivaliser financiĂšrement avec ces propositions, mais les gens restent parce qu’ils croient Ă  notre mission”, a-t-il affirmĂ©.

L’épisode illustre Ă  quel point le secteur de l’intelligence artificielle est devenu un terrain d’affrontement fĂ©roce, oĂč chaque individu trĂšs qualifiĂ© est courtisĂ© comme un joueur de football de haut niveau. Les grands groupes n’hĂ©sitent plus Ă  dĂ©gainer des sommes dignes du capital-risque pour capter quelques cerveaux stratĂ©giques.

Ces dynamiques risquent de renforcer les déséquilibres entre les géants de la tech, capables de sortir des milliards pour quelques lignes de code, et les autres acteurs, startups, laboratoires universitaires ou structures à but non lucratif, qui peinent à suivre.

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