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En Chine, un robot humanoïde fait le ménage dans les hôtels

Le robot humanoïde Zerith H1 a été conçu pour s’attaquer aux tâches les plus pénibles du ménage hôtelier : nettoyage des toilettes, des lavabos, aspiration des sols, rangement, réassort des produits d’accueil…

Selon un rapport de l’American Hotel & Lodging Association, les établissements américains manqueraient encore de 200.000 employés par rapport aux niveaux d’avant la pandémie — dont une majorité dans les services de ménage. Développé par la jeune entreprise chinoise Zerith Robotics, le H1 incarne une approche pragmatique face à une industrie hôtelière encore secouée par la crise du Covid-19 et confrontée à une pénurie persistante de personnel.

Un bras droit mécanique pour le ménage

Doté de roues multidirectionnelles, d’un torse réglable en hauteur et de bras articulés avec sept degrés de liberté, le robot se déplace avec une étonnante agilité dans les couloirs étroits et les chambres encombrées. Sa batterie lui offre quatre heures d’autonomie. Une vidéo publiée par l’entreprise montre le H1 jetant des serviettes dans un bac à linge, réapprovisionnant un lavabo en savons… il sait même verser de l’eau dans un vase !

Contrairement à d’autres robots domestiques comme l’Optimus de Tesla, le Zerith H1 cible uniquement les usages professionnels, en particulier l’hôtellerie. Et pour cause : les chambres d’hôtel présentent des environnements standardisés, riches en données réutilisables. Parfaits pour affiner les algorithmes d’IA avant une incursion dans le marché domestique : chez vous, en quelque sorte.

Fondée en Chine en début d’année, Zerith Robotics a été incubée par l’université Tsinghua et le Jianghuai Advanced Technology Center. L’équipe rassemble des ingénieurs passés chez Baidu, ByteDance, iFLYTEK ou encore Midea. En février, la startup a levé plusieurs dizaines de millions de yuans et enregistré ses premières commandes. Elle espère produire plus de 500 unités cette année, avec des débouchés dans l’hôtellerie, mais aussi dans l’éducation, l’événementiel et les services.

« Nous avons choisi l’hôtellerie parce que notre objectif à long terme est le foyer », a déclaré le fondateur Min Yuheng, qui voit dans le modèle hôtelier un test idéal. Si la vision est claire, le prix reste un frein pour le grand public : avec un prix qui tourne autour des 13.700 $, le H1 reste pour l’instant hors de portée des particuliers.

Du côté des hôtels, quelques établissements américains expérimentent déjà des robots livreurs ou bagagistes. Mais le souvenir de l’échec du premier « hôtel 100 % robotisé » au Japon — qui a dû « licencier » la moitié de ses machines à cause de bugs en cascade — incite à la prudence. Zerith, de son côté, assure ne pas vouloir remplacer le personnel humain, mais proposer un assistant fiable et infatigable pour les tâches répétitives et ingrates.

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