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Disneyland Paris victime d’un piratage ? Voici ce que les hackers revendiquent

Des cybercriminels affirment avoir obtenu 64 Go de données confidentielles appartenant au parc d’attractions : vos informations personnelles sont-elles concernées ?

Chez Disney, il y a des pirates que l’on apprécie bien, comme Jack Sparrow. Mais il y en a d’autres qui cherchent à porter préjudice à Mickey Mouse et ça, c’est bien moins magique. Le 20 juin dernier, le site spécialisé Ransomware.live recensait le piratage de Disneyland Paris, lui-même revendiqué par un groupe de cybercriminels du nom d’Anubis. D’après les auteurs du casse virtuel, il s’agirait de “la plus grande fuite de donnée de l’histoire du Disneyland Park“, avec 39 000 fichiers confidentiels pour un total de 64 Go de données.

Mais que les visiteurs passés comme futurs se rassurent : ces informations personnelles n’ont pas été compromises. Pour l’heure, la première destination touristique d’Europe n’a pas encore confirmé si le piratage est avéré, mais le caractère sensible des données volées pourrait bien lui porter préjudice.

Des secrets industriels dans la nature

Si le piratage revendiqué par Anubis se révèle être véridique, certains des plans les mieux gardés du resort pourraient se retrouver entre de mauvaises mains. Le groupe de hackers affirme que la fuite proviendrait d’une erreur commise par une entreprise partenaire de Disneyland Paris, leur permettant alors de mettre la main sur des dessins, plans et autres photos et vidéos provenant des coulisses d’attractions existantes ou à venir. Pour soutenir son annonce, le groupe Anubis a partagé des extraits de fichiers concernant le land World of Frozen dédié à La Reine des Neiges, qui ouvrira ses portes courant 2026.

Voici la liste des attractions dont les plans sont présents dans l’archive : Frozen Ever After, Crush’s Coaster, Pirates des Caraïbes, Big Thunder Mountain, Autopia, Buzz Lightyear Laser Blast, Orbitron, Casey Jr., Phantom Manor, Ratatouille et d’autres” précise l’organisation cybercriminelle pour appuyer l’ampleur du leak. Des brevets et autres fichiers d’ingénierie seraient également contenus dans l’archive, des secrets jusqu’alors bien gardés mais que des concurrents pourraient désormais s’offrir.

Le land World of Frozen du parc Hong Kong Disneyland © Disney

Il y a deux semaines, le site Trendmicro.com dévoilait que les attaques d’Anubis sont désormais renforcées d’un ransomware (rançongiciel) capable de supprimer les données du périphérique compromis. Ainsi, même si l’erreur semble provenir d’une entreprise partenaire de la destination touristique, rien ne permet d’assurer que le resort possède encore une trace de ces fichiers. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Disneyland Paris n’a pas encore communiqué à ce sujet, ni même répondu aux sollicitations des médias l’ayant contacté.

Une semaine difficile pour Disneyland Paris

Pour couronner ce supposé piratage, la destination fait également face à une autre affaire insolite qui n’a pas tardé à faire les grands titres. Samedi dernier, un faux mariage entre une fillette de 9 ans et un figurant de 22 ans a été arrêté de justesse suite à l’alerte lancé par les employés du parc. “Un événement privé prévu dans notre destination a été immédiatement annulé par nos équipes après l’identification d’importantes irrégularités” a précisé la direction du parc.

Le procureur de la République adjoint a précisé que “L’évènement s’est avéré être une mise en scène, les convives étant eux-mêmes des figurants”. Le magistrat du parquet de Meaux explique quant à lui que “Toute infraction au préjudice de la mineure ayant été écartée, le parquet de Meaux retient à l’encontre de ces deux personnes (les acteurs jouant le marié et la sœur de la mariée, NDLR) les délits d’escroquerie et d’abus de confiance au préjudice de la société Disneyland Paris laquelle a, par ailleurs, régularisé une plainte en ce sens.

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