À Paris, l’automne ne se résume pas aux couleurs flamboyantes des feuilles mortes dans les parcs. Ces dernières se retrouvent parfois… sur les plaques d’immatriculation ! Depuis 2018, les voitures de contrôle équipées du système LAPI (lecture automatique des plaques d’immatriculation) quadrillent la capitale, scannant jusqu’à 1.500 plaques par heure. Leur mission : vérifier que les conducteurs, voitures comme scooters, ont bien payé leur stationnement.
Bidouilles pour éviter les amendes
Mais certains refusent de passer à l’horodateur et redoublent de créativité pour brouiller les caméras. Certains collent des feuilles mortes sur leur plaque d’immatriculation ! Mais seulement en automne, vu que les feuilles mortes y sont de saison… Une astuce éphémère qui en dit long sur l’ingéniosité des fraudeurs, comme le relève Le Parisien. Et cette technique naturelle est loin d’être marginale, à en croire les témoignages qui se multiplient sur les réseaux sociaux.
Pour les plus prévoyants, il n’est pas nécessaire d’attendre la chute des feuilles. La débrouille parisienne prend toutes les formes possibles : bouts d’adhésif, serviettes, morceaux de carton ou même bâches pour couvrir intégralement scooters et voitures. Un motard avoue en ligne : « Ça fait deux semaines que je bâche mon scooter, plaque comprise, et aucune amende. » Selon lui, c’est une réponse au coût « abusif » du stationnement dans la capitale.
La panoplie des techniques s’étend aussi à des produits vendus sur Internet, comme les sprays censés rendre les plaques illisibles. Leur efficacité semble toutefois mitigée, si l’on en croit les vidéos d’utilisateurs déçus. Avec ces méthodes, le pari est risqué : une plaque dissimulée, si elle est repérée, expose le contrevenant à une amende de 135 euros.
David Belliard, adjoint à la mairie de Paris chargé des transports, reste ferme sur la question. Quand la police municipale constate ce genre de fraudes, la police nationale est prévenue, indique-t-il. Environ dix infractions de ce type seraient relevées chaque jour dans Paris, un chiffre encore marginal selon lui.
Malgré l’humour que peuvent inspirer ces stratagèmes, le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle. Entre l’amende et le forfait post-stationnement, l’addition peut rapidement grimper. Reste que la créativité des fraudeurs montre une fois de plus qu’à Paris, l’imagination n’a pas de limites… surtout quand il s’agit d’éviter un PV !
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