Il avait lâché l’affaire il y a 8 ans, quand Transformers : The Last Knight s’est vautré au box-office mondial. Depuis son départ, les recettes de la saga sont allées decrescendo tandis que lui a éprouvé des difficultés à faire éclore des projets de la même envergure. Son dernier métrage au cinéma, Ambulance, n’a rapporté que 52 millions de dollars à l’international. Avec une carrière solo qui patine et une licence emblématique du cinéma d’action en friche, ce n’était plus qu’une question de temps avant que Paramount et Michael Bay s’allient de nouveau.
Selon les informations de Matt Belloni, journaliste et proche du cinéaste, ce dernier aurait approché le studio il y a maintenant un an. Au départ, il devait seulement agir en qualité de producteur mais n’écartait pas la possibilité de revenir derrière la caméra. Il sera bien à la réalisation du film dont on sait encore peu de choses. Un scénariste aurait été trouvé, Jordan VanDina aura la lourde responsabilité d’accoucher de ce nouveau métrage. L’auteur n’a pas de nombreuses lignes sur son CV, il a signé le script d’un film sur Disney+ baptisé Binge.
Il va falloir faire vite
Si le projet est en développement depuis maintenant une année, Paramount+ ne va pas devoir traîner pour le faire éclore. En effet, alors que les droits d’adaptation de la saga arrivent bientôt à échéance, le film devra entrer en production avant 2029. Rien d’infaisable sur le papier, mais Bay et Paramount vont devoir jouer la montre. C’est d’autant plus vrai que d’autres films sont en développement et en réflexion. En effet, ce nouveau film compte parmi les 5 long-métrages envisagés par Paramount pour les prochaines années. L’un d’entr eux est entre les mains de Josh Cooley. Celui qui a signé le film d’animation Transformers : One en 2023 vient de conclure un accord pour réaliser un film en prise de vues réelles. Il devrait s’inscrire dans la continuité du projet évoluant autour de la naissance du conflit opposant les Autobots et les Decepticons.
Pour rappel, Paramount ambitionne toujours de faire éclore un crossover entre ses licences Transformers et G.I Joe. La scène post-crédit de Rise of the Beast laissait entendre qu’une alliance était envisagée entre les robots et l’organisation militaire. Les deux autres projets sont plus mystérieux et sans doute moins avancés que ceux-ci. Paramount semblait avoir été refroidi par la performance décevante de The Last Knight et les résultats timides du film porté par Anthony Ramos, Rise of the Beasts.
Retour à une formule plus simple ?
À ses débuts en 2007, Transformers est une aubaine pour Paramount Pictures. Le film réalisé par Michael Bay, avec un budget de 150 millions de dollars, rapporte plus de 700 millions dans le monde. Deux ans plus tard, La Revanche (200 millions) affiche un box-office mondial à hauteur de 836 millions, mais c’est avec La Face cachée de la Lune (195 millions) que l’estampille entre vraiment dans l’histoire. Elle dépasse pour la première fois le milliard de recettes, ouvrant la voie à de nombreuses suites. L’Âge de l’extinction malgré le départ de Shia Laboeuf et de Megan Fox s’illustrera dans la continuité de son prédécesseur avec 1,1 milliard de dollars. En 2017 néanmoins, c’est la débandade. Michael Bay veut raccrocher l’univers robotique à la légende arthurienne et le public n’adhère pas à la proposition. The Last Knight récolte un peu plus de 600 millions, des chiffres dont de nombreux blockbusters n’auraient pas à rougir, mais qui représente une chute drastique pour l’estampille. Michael Bay plie alors bagage.
Dès lors, Paramount Pictures s’affranchit de la mythologie pour explorer de nouveaux sentiers. Bumblebee revient aux origines du personnage, avec une histoire plus légère et une envie d’émuler la tonalité Amblin des années 80. Il ne récoltera que 467 millions, définissant de nouveaux standards pour la licence autrefois milliardaire. Cinq ans plus tard, Rise of the Beasts reste à la même échelle. En faisant revenir Michael Bay, le studio espère sans doute définir une nouvelle ère pour la saga inspirée des jouets Hasbro. Un retour aux sources du côté de l’équipe créative qui pourrait aussi transparaître dans la narration. Exit les liens artificiels avec l’Histoire, il pourrait s’agir pour Transformers de revenir à ses basiques : des humains plongés malgré eux dans une guerre entre les Transformers, des explosions à n’en plus finir et surtout le style caractéristique du metteur en scène. Bayhem Style !
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