Mais l’aventure s’est arrêtée prématurément. En cours de route, le Français a rencontré un problème technique l’obligeant à amerrir près des falaises de Douvres. Une déception pour celui qui visait une arrivée spectaculaire à St Margaret’s Bay, mais une étape importante tout de même dans le développement de cet appareil aux allures de gigantesque trottinette futuriste.
Vol écourté, mais concept validé
« Ce n’est pas un échec », insiste-t-il. « Le décollage s’est bien passé, et l’amerrissage s’est fait en toute sécurité. Cela montre que l’Air Scooter est prêt à affronter le monde réel. »
Franky Zapata n’en est pas à son coup d’essai. En 2019, il avait déjà traversé la Manche avec son Flyboard Air, une planche volante qui ressemblait à un engin de science-fiction. Mais cette machine, spectaculaire, était aussi difficile à piloter. Il reconnaît aujourd’hui qu’elle demandait beaucoup de technicité et n’était pas à la portée du grand public.
C’est tout l’inverse de l’Air Scooter, qui se veut accessible à tous. L’appareil décolle à la verticale, comme un hélicoptère, mais fonctionne de manière semi-autonome. « C’est un robot volant », décrit l’inventeur. « Quand vous êtes dedans, vous avez l’impression de piloter, mais en réalité c’est l’ordinateur de bord qui exécute les commandes. »
Le but est de simplifier au maximum l’expérience du vol personnel, avec une machine facile à prendre en main, beaucoup moins chère à produire et à apprendre que les avions ou hélicoptères traditionnels. « Devenir pilote coûte très cher. Nous, on veut démocratiser ce mode de transport », explique-t-il.
Aucune date de commercialisation n’a été annoncée pour l’instant, mais le message est clair : Franky Zapata et son équipe misent sur un futur où chacun pourra « voler chez un ami pour un barbecue ». Malgré cet amerrissage inattendu, ce rêve fou continue de prendre forme.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.