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Après le chikungunya, le virus du Nil occidental détecté en métropole

Les risques d’épidémie sont quasiment nuls, mais les agences de santé surveillent activement ces infections dont les formes graves peuvent être très dangereuses.

Dans un communiqué relayé par France Info, Santé publique France a annoncé qu’un premier cas autochtone de virus du Nil occidental a été détecté chez un patient n’ayant pas voyagé, et qui a donc été contaminé directement en métropole.

Le virus du Nil occidental, ou West Nile en anglais, est un virus originaire d’Afrique principalement transporté par des oiseaux, qui constituent son principal réservoir naturel. Il peut toutefois être transmis aux humains, qui deviennent alors des hôtes dits “accidentels” lorsqu’ils sont piqués par un moustique du genre Culex (cousin éloigné du moustique tigre) précédemment infecté.

C’est vraisemblablement ce qui s’est passé à Hyères, dans le Var, où Santé publique France a rapporté la détection d’un cas autochtone à la mi-juillet. C’est la première fois que le virus est détecté en métropole cette année, après une année 2024 marquée par 38 contaminations.

Est-ce dangereux ?

Ce virus est l’agent infectieux responsable d’une infection appelée fièvre du Nil occidental. Chez les humains, elle est totalement asymptomatique dans environ 80 % des cas. En règle générale, elle est donc beaucoup moins handicapante que le chikungunya. Mais elle peut tout de même déclencher des symptômes comparables à ceux de la grippe, comme de la fièvre accompagnée de maux de tête.

Les cas les plus sévères, associés à des infections dites neuro-invasives, peuvent toutefois conduire à de graves complications. Certains patients développent en effet une méningite ou une encéphalite aiguë, des inflammations des tissus cérébraux. Ces dernières se manifestent par de fortes fièvres, des raideurs de la nuque, une forte fatigue, et parfois des convulsions pouvant évoluer en paralysie et parfois même en coma dans les cas les plus graves. Ces risques sont notamment accrus chez les personnes à risque, notamment les seniors ou les patients au système immunitaire fragilisé.

Même si le risque d’épidémie à grande échelle reste extrêmement faible, le virus du Nil occidental fait donc l’objet d’une grande vigilance de la part des autorités sanitaires, qui suivent sa propagation avec beaucoup d’attention.

Le chikungunya ralentit, mais reste présent

En parallèle, Santé publique France indique aussi que le chikungunya continue de se transmettre en métropole depuis la détection d’un premier cas autochtone à la mi-juin. Deux cas supplémentaires ont été identifiés la semaine dernière, portant le total annuel à 49. Un chiffre certes faible par rapport au nombre de cas importés par des personnes contaminées hors de la métropole (867 cette année selon l’agence), mais tout de même significatif – même si la tendance est heureusement à la baisse.

Certes, la situation reste bien moins problématique qu’à La Réunion, où le virus continue de se propager à une vitesse alarmante. Mais cela signifie tout de même que les agences de santé vont devoir continuer leurs efforts de prévention ainsi que la lutte contre la prolifération des moustiques, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie, qui sont les régions les plus touchées.

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Source : France Info

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