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Chikungunya en France métropolitaine : faut-il s’inquiéter ?

Même si la situation est loin d’être aussi préoccupante qu’à la Réunion, les habitants des régions concernées en métropole doivent tout de même prendre quelques précautions pour éviter la propagation du virus.

Selon plusieurs médias locaux et nationaux, l’Agence régionale de santé de la région Occitanie a confirmé ce lundi 16 juin qu’un cas de chikungunya avait été détecté dans la région de Montpellier. Le patient en question n’ayant pas voyagé récemment dans un pays tropical, il s’agit donc d’un cas dit “autochtone”, où la maladie a été contractée sur le sol français.

C’est déjà la deuxième fois qu’un cas de ce genre est référencé en métropole depuis le début de l’année. Sud Ouest rappelle en effet qu’un premier signalement avait émergé dans le Var la semaine dernière. Une tendance préoccupante, dans la mesure où elle montre la capacité du virus à se transmettre localement par l’intermédiaire du moustique tigre, désormais bien implanté dans la région.

Faut-il craindre une épidémie ?

En l’état actuel des choses, il n’y a aucune raison de craindre une épidémie majeure dans le sud de la France, et encore moins sur l’ensemble du territoire. Pas de panique, donc : inutile de se barricader chez soi tout l’été. A ce niveau, les Français de métropole sont bien mieux lotis que les habitants de la Réunion ou de Mayotte, où des milliers de personnes ont été contaminées depuis le début de l’anée selon Santé Publique France.

Mais cela ne signifie pas pour autant que ces quelques cas isolés doivent être pris à la légère. L’investissement de chacun est important pour éviter la transmission de cette maladie, pour laquelle il n’existe pas encore de traitement antiviral spécifique, et qui a souvent un impact considérable sur la vie des patients touchés.

Un gros effort de prévention

Pour rappel, cet insecte originaire d’Asie est un maillon essentiel de la chaîne de transmission du virus, qui ne peut pas se transmettre directement d’un humain à l’autre. C’est donc sur cet animal que les spécialistes se focalisent pour couper court à la propagation de la maladie. Selon Le Dauphiné, “l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID-Med) procède actuellement à des opérations de démoustication intensive autour du domicile de la personne infectée”, à Prades-le-Lez.

Ce programme de lutte contre le moustique tigre et la maladie qu’il transmet se divise en plusieurs actions distinctes. La première, c’est l’élimination directe des insectes — mais les autorités ne pourront évidemment pas éradiquer toute la population.

L’ARS insiste donc sur le rôle de la population, qui peut aussi prendre un certain nombre de mesures préventives pour éviter une prolifération massive. Cela commence par le fait de savoir identifier les symptômes du chikungunya.

Pour rappel, la maladie se manifeste généralement par l’apparition brutale d’une forte fièvre accompagnée de courbatures, de douleurs articulaires, de maux de tête, de nausées et d’une grosse fatigue. Si vous résidez dans une zone concernée, il serait donc sage de prendre contact avec un professionnel de santé dès l’apparition d’un ou plusieurs de ces symptômes, et ce dans les plus brefs délais.

La priorité absolue reste toutefois de priver le moustique tigre de ses sites de reproduction favoris pour éviter une prolifération massive. En pratique, cela consiste d’abord à vider consciencieusement tous les réservoirs d’eau stagnante où les moustiques seraient susceptibles de déposer des larves : soucoupes sous les pots de fleurs, fontaines et bassins non entretenus, gamelles d’animaux de compagnie, gouttières bouchées, et ainsi de suite.

En parallèle, il est aussi souhaitable de limiter le risque de piqûre autant que possible. Pour cela, il est utile de mettre en place quelques mesures simples mais efficaces, comme limiter l’exposition de la peau avec des vêtements longs ou utiliser des répulsifs antimoustiques.

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Source : Sud Ouest

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