Un an après la présentation des Spectacles de cinquième génération (toujours réservées à des développeurs triés sur le volet), Snap a dévoilé Snap OS 2.0. Cette mise à jour vise moins à amuser qu’à rendre les lunettes plus crédibles comme objet du quotidien. Fini les seules démonstrations ludiques de la réalité augmentée : place à un navigateur web plus complet, à une galerie pour visionner encore et encore ses vidéos, et à des outils de traduction. Autant de fonctions qui, selon Snap, rapprochent ses lunettes de l’usage « réel » attendu d’un produit grand public.
Les lunettes AR peuvent aussi être utiles
Le nouveau navigateur constitue sans doute le changement le plus visible. Plus rapide et moins énergivore, il intègre des favoris, des fenêtres redimensionnables et la possibilité de dicter une adresse à voix haute. Les lunettes se comportent comme un petit écran connecté, capable de charger aussi bien des sites mobiles que des plateformes plus lourdes comme YouTube, avec commandes de lecture et accès aux commentaires. En parallèle, un module Spotlight met en avant les vidéos populaires du réseau social, présentées dans une interface optimisée pour le champ de vision vertical des lunettes.

La galerie interne, quant à elle, permet enfin de revoir directement les séquences filmées par les caméras des Spectacles. C’était une absence assez incroyable de la première version : il fallait jusque-là passer par un smartphone pour retrouver ses vidéos. Désormais, le visionnage est possible avec les lunettes sur le nez !
Snap mise aussi sur l’intelligence artificielle avec de nouveaux outils de traduction. L’application Translation convertit la voix en texte dans plus de 40 langues. Le système reste lent — une dizaine de secondes pour afficher le résultat — mais a l’avantage de produire des bulles de texte visibles à l’écran, ce qui sera utile comme sous-titres pour malentendants. Une seconde app, Super Travel, reprend le principe de Google Translate : pointer un mot ou une phrase dans son champ de vision pour en obtenir une traduction immédiate.
« Nous voulons améliorer le monde existant, pas vous en couper », souligne Qi Pan, directeur de l’ingénierie. Evan Spiegel, le patron de Snap, parle d’« un nouvel ordinateur, personnalisé, contextuel et partagé ». Snap ne cherche pas à pousser les utilisateurs à travailler dans un environnement virtuel clos, mais à rester connectés à leur entourage.
Le logiciel avance, mais le matériel reste toujours aussi limité. Les lunettes destinées aux développeurs sont lourdes, peu esthétiques et peinent à dépasser 45 minutes d’autonomie. Snap reconnaît que l’endurance reste un point critique et promet une nouvelle version plus fine, plus élégante et mieux optimisée pour l’année prochaine. L’entreprise assure qu’elle sera proposée à un prix inférieur à celui du Vision Pro. Espérons-le : le casque d’Apple débute à 4.000 € tout de même…
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