Concrètement, les power banks restent autorisées à bord, mais leur usage est désormais proscrit une fois l’avion en l’air. Il n’est donc plus possible de recharger son téléphone, sa tablette ou son ordinateur portable à l’aide d’une batterie externe pendant le trajet. Les appareils doivent se contenter de leur autonomie propre ou des prises intégrées au siège lorsqu’elles sont disponibles, ce qui n’est pas systématique, notamment sur les vols court et moyen-courriers.
La contrainte ne s’arrête pas à l’interdiction d’utilisation
Les batteries externes doivent obligatoirement voyager en cabine, dans un sac placé sous le siège ou conservé sur soi. Elles ne peuvent pas être rangées dans les coffres à bagages au-dessus des sièges, ni bien sûr dans les bagages enregistrés. Le nombre est également limité, avec un plafond fixé à deux batteries par passager, chacune ne devant pas dépasser une capacité standard de 100 watt-heures, sauf autorisation spécifique.
Derrière cette décision se trouve une préoccupation bien connue du secteur aérien, ce sont les risques liés aux batteries lithium-ion. En cas de défaut, ces composants peuvent surchauffer, voire s’enflammer, un scénario particulièrement critique dans l’espace confiné d’une cabine. Plusieurs incidents survenus ces dernières années ont rappelé que les batteries portables font partie des objets les plus surveillés par les compagnies et les autorités de l’aviation civile.
Le groupe Lufthansa n’est pas isolé dans cette approche plus restrictive. Dans l’ensemble du transport aérien, les règles autour des équipements électroniques personnels tendent à se durcir, parfois de manière progressive et peu visible pour le grand public. La différence, ici, tient au fait que l’objet n’est pas interdit, mais simplement neutralisé pendant le vol, ce qui brouille la compréhension des passagers habitués à voyager avec plusieurs appareils gourmands en énergie.
Pour les voyageurs fréquents, notamment les professionnels, cette évolution pose une question très concrète : comment gérer des vols de plusieurs heures sans recharge mobile fiable ? Les compagnies misent implicitement sur les équipements embarqués et sur une meilleure anticipation de la part des passagers, sans préciser si cette règle pourrait évoluer ou s’étendre à d’autres types d’accessoires à l’avenir.
Reste aussi une zone grise, le contrôle effectif de cette interdiction. Si les consignes sont claires sur le papier, leur application dépendra largement des équipages et des situations à bord. Une chose est sûre, pour les passagers de Swiss et des autres compagnies du groupe Lufthansa, la batterie externe n’est plus un allié utilisable en plein vol, mais un simple objet transporté par précaution.
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