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Métaux lourds et substances toxiques dans l’alimentation : l’alerte est lancée

Une nouvelle étude rapporte que plusieurs métaux lourds et composants toxiques sont présents en trop grande quantité dans les aliments du quotidien.

Savons-nous vraiment ce que nous ingérons ? Cette question, cela fait des décennies qu’on se la pose, et qu’on découvre années après années les horreurs qui s’invitent dans notre assiette. Selon une nouvelle étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), les Français, et surtout les enfants, sont exposés à des niveaux jugés trop élevés de certains polluants chimiques via leur alimentation quotidienne. Derrière ces mots techniques se cachent des substances bien réelles telles que le cadmium, l’aluminium, le mercure, le plomb ou encore l’acrylamide.

L’étude en question, appelée EAT3, analyse ce que mangent réellement les Français et mesure les composants contaminants présents dans ces aliments. Concrètement, plus de 700 échantillons ont été prélevés dans des supermarchés et marchés, couvrant plus de 90 % de l’alimentation moyenne. En résulte que plusieurs substances dépassent les niveaux considérés comme “sûrs pour la santé”. Voici ce qu’il faut retenir de cette étude :

Résumé

  • Le cadmium est un métal lourd cancérogène potentiel, présent surtout dans les céréales, le pain ou les pommes de terre.
  • L’aluminium peut impacter le système nerveux et les os, et est retrouvé dans certains produits transformés, emballages ou additifs.
  • Le mercure est quant à lui surtout présent dans certains poissons, sous forme de méthylmercure, la forme la plus toxique.
  • Le plomb est toujours présent à faibles doses dans certains aliments malgré les précautions mises en place.
  • Enfin, l’acrylamide est substance qui se forme lors des cuissons à haute température. De fait, elle est présente dans les produits tels que les frites, les pommes de terre sautées ou encore les biscuits.

Si les enfants sont plus touchés, c’est tout simplement parce qu’ils mangent souvent plus de produits céréaliers par rapport à leur poids corporel d’après l’étude. Leur exposition relative est donc plus forte que celle des adultes. A titre d’exemple, 76 % des enfants dépasseraient la dose recommandée pour l’aluminium, contre 39 % des adultes.

Que faut-il faire maintenant ?

Attention tout de même, cela ne signifie pas que les aliments sont empoisonnés ou dangereux à court terme. On parle ici d’exposition sur le long terme, via l’accumulation de petites doses. Du côté des produits concernés, les résultats pointent surtout les suivants : les céréales du petit déjeuner, le pain, les biscuits, les viennoiseries, les pâtes, les pommes de terre, ainsi que certains poissons.

Faut-il arrêter d’en consommer ? La réponse simple est non. L’Anses insiste sur le fait que la diversité alimentaire reste la meilleure protection. Le risque augmente surtout quand l’alimentation repose trop sur une seule famille de produits. Bonne nouvelle tout de même, globalement, certains contaminants comme le plomb ont diminué depuis 15 ans grâce aux réglementations. Mais d’autres, comme le cadmium dans certains produits céréaliers, progressent encore.

Si vous pensiez que le bio pouvait faire une différence, sachez que rien de clair n’a été observée en ce sens sur ces contaminants précis. Les résultats complets de l’étude permettront d’y voir plus clair dans les prochaines années. Concrètement, côté consommateurs, quelques réflexes simples peuvent aider comme varier les sources de glucides, éviter de trop faire dorer les aliments à la cuisson, varier les types de céréales, et suivre les recommandations sur la consommation de poisson. Le message principal est donc simplement préventif plus qu’alarmiste.

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