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Césars 2026 : Jim Carrey en larmes et Arco en route vers les Oscars… tout ce qu’il fallait retenir de la soirée

Il y a des soirées où l’on regarde une cérémonie de récompenses en se disant qu’on va décrocher au bout de dix minutes, et où on finit à moitié sur le canapé à deux heures du matin parce qu’un monstre du cinéma a fait pleurer Benjamin Lavernhe en plein discours.

La 51e cérémonie des César, organisée le 26 février à l’Olympia, était placée sous le signe de l’émotion. Présentée par Benjamin Lavernhe et présidée par Camille Cottin, la cérémonie n’a pas réservé de grandes surprises côté films français, mais nous a tenus éveillés jusqu’au bout de la nuit.

Un César d’honneur pour Jim Carrey

Commençons par l’essentiel : Jim Carrey était à Paris, sur la scène de l’Olympia, pour recevoir un César d’honneur des mains de Camille Cottin et de Michel Gondry, réalisateur d’Eternal Sunshine of the Spotless Mind, qui constitue encore aujourd’hui l’un des rôles les plus marquants de la carrière de Carrey.

Benjamin Lavernhe avait ouvert la cérémonie par un long sketch en hommage à l’acteur revisitant The Mask, une séquence qui lui aura coûté quelques larmes en direct. Jim Carrey est ensuite monté sur scène après une longue standing-ovation pour recevoir sa statuette.

L’Attachement sort grand gagnant, Nouvelle Vague rafle les techniques

Le film le plus nommé de la cérémonie, Nouvelle Vague de Richard Linklater, qui revisite le tournage d‘À bout de souffle à la fin des années 1950 avec Jean-Luc Godard, François Truffaut et Jean-Paul Belmondo comme personnages, repart finalement avec quatre statuettes : meilleure réalisation pour Linklater lui-même, meilleure photographie, meilleur montage et meilleurs costumes. Un beau score pour un film qui s’annonçait favori dans les grandes catégories, mais qui doit céder le trophée principal à L’Attachement de Carine Tardieu.

Ce film, adapté du roman L’Intimité d’Alice Ferney, raconte l’histoire d’un lien inattendu qui se noue entre une femme et son voisin récemment endeuillé. Peu spectaculaire sur le papier, mais manifestement irrésistible pour l’Académie : L’Attachement repart avec trois récompenses, dont le César du meilleur film et celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Vimala Pons. Carine Tardieu, co-scénariste de son propre film avec Raphaële Moussafir et Agnès Feuvre, décroche aussi le César de la meilleure adaptation.

Côté interprétation, on retrouve deux visages bien connus du cinéma français. Léa Drucker reçoit son deuxième César de la meilleure actrice, cette fois pour Dossier 137 de Dominik Moll dans lequel elle joue une enquêtrice de l’IGPN. Elle rejoint ainsi une liste très courte de doubles lauréates, dont Isabelle Huppert, Catherine Deneuve ou Romy Schneider. Laurent Lafitte, lui, reçoit son tout premier César à 52 ans pour La Femme la plus riche du monde, dans lequel il incarne un personnage inspiré du photographe François-Marie Banier. Il partageait l’affiche avec Isabelle Huppert dans le rôle de Liliane Bettencourt.

Arco rafle la mise

Coup de cœur de la rédaction depuis son Grand Prix du Festival International du Film d’Animation d’Annecy l’an dernier, Arco d’Ugo Bienvenu décroche le César du meilleur film d’animation, mais aussi celui de la meilleure musique originale pour Arnaud Toulon. Et ce n’est peut-être que le début : Arco est nominé aux Oscars dans la catégorie meilleur film d’animation, et la cérémonie américaine se tient le 15 mars. Autant dire que la double couronne est tout à fait à portée.

Dystopie animée, largement influencée par la science-fiction des années 1970 et l’esthétique du roman graphique, Arco est une claque visuelle et narrative. Le genre de film dont on ne se lasse pas. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de le voir, ce César est une bonne raison.

Concernant le reste du palmarès, le César du meilleur espoir féminin revient à Nadia Melliti pour La Petite Dernière. L’actrice avait déjà été récompensée à Cannes en 2025 pour ce même rôle. Le meilleur espoir masculin va à Théodore Pellerin, pour Nino de Pauline Loquès, qui remporte également le César du meilleur premier film. Et puis il y a le César du meilleur film étranger, remporté par Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson. Le réalisateur de There Will Be Blood, Phantom Thread et Licorice Pizza est venu avec un film qui fait partie des grands favoris aux Oscars avec 13 nominations et déjà quatre Golden Globes en poche. Enfin, Franck Dubosc, remporte son premier César avec Un Ours dans le Jura, mais pas pour son jeu d’acteur : c’est en tant que co-scénariste aux côtés de Sarah Kaminsky que la statuette lui revient.

Les gagnants en bref

  • L’Attachement (meilleur film, meilleure adaptation, meilleure actrice second rôle)
  • Nouvelle Vague (meilleure réalisation, photo, montage, costumes)
  • Arco (meilleure animation, meilleure musique)
  • Léa Drucker (meilleure actrice pour Dossier 137)
  • Laurent Lafitte (meilleur acteur pour La Femme la plus riche du monde)
  • Nadia Melliti (meilleur espoir féminin)
  • Théodore Pellerin (meilleur espoir masculin)
  • Nino de Pauline Loquès (meilleur premier film)
  • Le Chant des forêts de Vincent Munier (meilleur documentaire, meilleur son)
  • Une bataille après l’autre de Paul Thomas Anderson (meilleur film étranger)

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