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Uber Air : les taxis volants électriques prêts à décoller à Dubaï

Commander une voiture, c’est banal. Commander un taxi volant électrique depuis son smartphone, un peu moins. Uber et Joby Aviation ont présenté à Dubaï un service de taxis volants à réserver comme n’importe quelle course !

Uber veut faire décoller son modèle. La plateforme a présenté son futur service « Uber Air », qui va être lancé à Dubaï avec les appareils électriques de Joby Aviation. Le principe est volontairement rassurant : vous ouvrez l’application, vous saisissez votre destination… et parmi les options pourrait apparaître « Uber Air » pour certains trajets.

Un taxi volant à réserver aussi simplement qu’une voiture

L’app réserve alors le vol, mais aussi un Uber Black pour vous déposer au vertiport, ces plateformes dédiées au décollage et à l’atterrissage. À l’arrivée, une autre voiture vous conduit à destination. Ce n’est donc pas tout à fait du porte-à-porte, mais plutôt une chorégraphie bien huilée entre la route et le ciel.

Les taxis de Joby peuvent embarquer jusqu’à quatre passagers avec leurs bagages. L’intérieur est comparable à celui d’un SUV, avec sièges confortables et larges baies vitrées. Côté performances, le taxi volant peut atteindre près de 320 km/h et parcourir jusqu’à 160 kilomètres. Il volera généralement entre 1.500 et 3.000 pieds d’altitude.

La promesse a de quoi séduire : un trajet de 45 minutes entre l’aéroport et le centre-ville de Dubaï pourrait être réduit à une dizaine de minutes. Pas de bouchons, pas de feux rouges. Le silence est aussi un argument clé. Le patron de Joby, JoeBen Bevirt, assure que l’appareil est « nettement plus silencieux qu’un hélicoptère ». « Au lieu du “wop-wop” d’un hélicoptère, c’est plus un souffle », explique-t-il. Seize années de développement ont été consacrées à optimiser la machine.

Pour rassurer encore un peu, l’appareil embarque quatre batteries, un ordinateur de vol à triple redondance et six hélices qui peuvent prendre le relais en cas de problème. Et non, ce n’est pas (encore) autonome : un pilote humain sera à bord. Malgré tout, Uber affirme que le tarif serait comparable à celui d’un Uber Black, l’offre haut de gamme de la plateforme.

Dubaï n’est que la première étape. Joby indique être en phase finale de certification auprès de la FAA américaine et vise déjà New York, Los Angeles, le Royaume-Uni ou encore le Japon. Le contexte politique aux États-Unis est plutôt favorable : l’an dernier, Donald Trump a signé des décrets pour accélérer les tests de drones et de « voitures volantes ».

Mais tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Des experts doutent qu’un tel service puisse s’imposer dans les grandes villes américaines. Le trafic aérien y est déjà dense, et les risques d’accident compliquent sérieusement l’équation. Des hélicoptères se sont déjà écrasés sur des bâtiments ou ont calé au décollage.

L’autre question, moins spectaculaire mais tout aussi importante, est celle de la rentabilité. Ces appareils ne pourront être produits et exploités à grande échelle sans soutien public massif. « Le plus grand enjeu aujourd’hui est d’augmenter la production », reconnaît JoeBen Bevirt, qui parle d’une « demande massive».

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Source : NBC

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