Tous les constructeurs automobiles proposent aujourd’hui un mode « auto » sur leurs essuie-glaces. Ils peuvent, grâce à une petite caméra infrarouge, détecter automatiquement la pluie et s’activer au besoin. Toutes les marques disposent de ce système sur leurs voitures récentes. Toutes ? Ou presque.
Tesla s’entête depuis des années à utiliser une autre technologie, beaucoup plus complexe. La firme américaine ne veut pas entendre parler de caméra infrarouge. Elle utilise à la place le système embarqué dans ses voitures pour détecter la pluie. Avec une fiabilité beaucoup plus faible.
Ce problème, connu de tous les propriétaires de Tesla, entraîne de nombreux bugs. Les essuie-glaces peuvent s’activer en plein soleil ou ne pas se déclencher automatiquement quand la pluie commence à s’abattre sur votre pare-brise.
Une mise à jour pour régler le problème
Loin de vouloir reconnaître son erreur et repasser sur un système infrarouge, comme 99 % du marché, Tesla serait en train de travailler sur une mise à jour logicielle pour corriger ce bug. Le code source d’une récente mise à jour suggère qu’un nouveau réseau de neurones sera bientôt utilisé par Tesla pour ce problème en particulier.

Avec cette nouvelle évolution logicielle, l’ordinateur de bord sera capable d’analyser les conditions météorologiques en continu. Il pourra alors décider du meilleur moment pour activer les essuie-glaces. Pour l’heure, ce système est en phase de « test shadow ». Il est actif, mais invisible pour les utilisateurs.
À chaque fois que vous activez vos essuie-glaces sur votre Tesla, vous donnez une information à l’ordinateur de bord. Il compare alors votre réaction à ce que le modèle aurait fait. Ces données sont dans un second temps analysées humainement par Tesla. Les ingénieurs peuvent alors améliorer leur algorithme de détection de la pluie pour le rendre plus ou moins sensible.
Une détection personnalisée ?
Bien que cela ne soit pas une question fondamentale, nous avons tous une tolérance différente à la pluie sur notre pare-brise. Les ingénieurs de Tesla pourraient utiliser nos différentes réactions pour mettre en place plusieurs systèmes, en fonction de notre niveau de tolérance.
Un utilisateur qui active toujours ses essuie-glaces avant que l’ordinateur ne le fasse naturellement pourrait être équipé d’un modèle très réactif. Dans le même temps, un autre utilisateur, plus à l’aise avec de la pluie sur son pare-brise, pourrait avoir un modèle plus lent à la détente.
Cette personnalisation poussée à l’extrême devrait apporter plus de confort d’utilisation. Les essuie-glaces se lanceraient pile au moment où vous l’auriez fait. Aujourd’hui les modèles de Tesla semblent limités sur plusieurs points comme la pluie fine, indétectable par les caméras de la voiture.
Le brouillard et la condensation sont deux ennemis du système tout comme les projections de saleté en tout genre. Elles peuvent être confondues avec de l’eau par les caméras et ainsi lancer l’activation des essuie-glaces. Il faudra encore attendre plusieurs mois avant de voir une amélioration concrète sur ce point. En attendant, ce sera aux utilisateurs d’activer manuellement leurs essuie-glaces. Un vrai problème sur une voiture vendue 35 000 euros ou plus.
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