Passer au contenu

Google, Microsoft, Meta… les géants de la tech s’allient contre les arnaques en ligne

Face à la multiplication des escroqueries sur internet, plusieurs grandes entreprises de la tech et du commerce en ligne ont décidé, une fois n’est pas coutume, de coordonner leurs efforts. Google, Amazon, Microsoft, Meta ou encore OpenAI ont signé un accord commun pour mieux détecter les fraudes et partager des informations sur les réseaux criminels.

Les arnaques en ligne prospèrent souvent en sautant d’une plateforme à l’autre. Un escroc peut approcher sa victime sur un réseau social, poursuivre la discussion sur une application de rencontre et conclure l’opération via un service de paiement. Pas simple, dans ces conditions, pour une seule entreprise de tout surveiller.

Les plateformes jouent collectif

C’est ce qui a poussé plusieurs géants du numérique à se regrouper. Google, Microsoft, LinkedIn, Meta, Amazon, OpenAI, Adobe, Pinterest, Target, Levi’s Strauss et Match Group ont signé un accord baptisé « Industry Accord Against Online Scams & Fraud ». Le texte a été dévoilé en amont du Global Fraud Summit organisé par les Nations unies en Autriche. L’idée est de fixer un cadre commun pour mieux lutter contre les escroqueries qui circulent d’un service à l’autre.

« Nous ne pouvons pas résoudre ce problème seuls », résume Karen Courington, vice-présidente chargée de la confiance et de la sécurité chez Google. « Nous avons besoin que toute l’industrie s’unisse pour lutter plus efficacement contre les arnaques. » Dans les faits, les plateformes coopéraient déjà ponctuellement lors d’enquêtes importantes. L’accord vise à formaliser ces échanges et à accélérer la circulation des informations entre entreprises.

Les entreprises signataires promettent plusieurs mesures concrètes. D’abord, un partage plus large des renseignements sur les réseaux criminels et leurs méthodes, notamment via des organisations internationales comme la Global Anti-Scam Alliance. Ensuite, les plateformes veulent renforcer leurs outils de détection des fraudes. L’IA sera largement mise à contribution pour repérer plus rapidement les comportements suspects ou les comptes malveillants.

Les transactions financières réalisées sur ces services devraient également être mieux encadrées, avec des procédures de vérification plus strictes pour s’assurer que les personnes impliquées sont bien celles qu’elles prétendent être. Autre promesse : la simplification des mécanismes de signalement pour que les utilisateurs puissent alerter plus facilement lorsqu’ils rencontrent une tentative d’escroquerie.

Certaines entreprises ont déjà commencé à renforcer leur arsenal. Meta a récemment mis en place de nouvelles alertes sur Facebook, Messenger et WhatsApp pour prévenir les utilisateurs lorsqu’un compte semble suspect. LinkedIn a de son côté développé des vérifications supplémentaires pour les recruteurs et les dirigeants d’entreprise, afin de limiter les arnaques visant les chercheurs d’emploi.

Les entreprises espèrent aussi pousser les gouvernements à agir davantage. L’accord appelle notamment les États à faire de la lutte contre les escroqueries une « priorité nationale ». Reste un détail important : l’engagement des signataires est entièrement volontaire. L’accord ne prévoit aucune sanction si les promesses ne sont pas tenues. Dans ce domaine, les actes convaincront bien plus que les beaux discours.

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.

Source : Axios

Mode