Disney vient de s’enlever une sérieuse épine dans le pied. À quelques mois du duel au sommet Dunesday, la firme aux grandes oreilles sort un solide atout de sa manche. Le contrat d’exclusivité de Warner Bros avec IMAX aux États-Unis l’empêchait de tirer profit de ce format très plébiscité aux États-Unis, elle a donc travaillé au développement d’une solution maison. Lors du CinemaCon de Las Vegas, la Walt Disney Company a présenté “Infinity Vision”, une nouvelle norme présentée comme “l’expérience cinématographique premium ultime”. Dans son communiqué, la firme explique avoir collaboré avec des partenaires exploitants de salles du monde entier pour faire éclore cette norme. Des projections plus grandes, plus immersives et plus lumineuses, Disney promet des salles qui répondent à des normes techniques rigoureuses.
Et concrètement, alors ?
Disney détaille l’ensemble des conditions qui doivent être réunies pour qu’une salle obtienne la certification “Infinity Vision”. Il leur faudra d’abord les plus grands écrans pour une échelle maximale, une projection laser pour une luminosité et une clarté supérieure ainsi qu’un format audio premium pour un son immersif. 75 salles sont déjà certifiées aux États-Unis et plus de 300 à l’international. Disney n’entre pas dans le détail des normes requises.
Les cinémas participants pourront afficher le logo Infinity Vision en ligne et dans leurs salles, comme certains le font déjà avec le Dolby Vision ou l’IMAX. L’entreprise de Burbank, qui appuie son attachement à l’expérience en salle, se félicite de cette avancée “majeure pour l’unification des normes cinématographiques haut de gamme et le renforcement de la valeur de l’expérience du grand écran pour les spectateurs du monde entier”.
Pour l’heure, on ne sait pas combien de salles sont déjà certifiées en France. À noter que la norme ne sera pas lancée avant le mois de septembre prochain et la ressortie d’Avengers : Endgame. Un événement qui promet déjà de faire du bruit mais qui sera surtout une manière pour Disney de préparer le terrain pour le vrai coup de feu : Doomsday.
La bataille du Premium
Alors que des millions de films sont à portée de clic et que le public délaisse les salles de cinéma, l’industrie doit se réinventer pour faire face à la concurrence du streaming par abonnement. La mise en avant d’expériences incomparables, en matière de formats et d’immersion, est la clé de voute de cette reconquête des spectateurs. Dolby Vision, IMAX ou même 4DX, les formats sont un argument de taille pour mobiliser les clients. Tant et si bien que sur de nombreux marchés, et en particulier aux États-Unis, ces formats Premium représentent dorénavant une part non négligeable des recettes d’un film. Pour des films comme Sinners ou encore Mission : Impossible, les billets IMAX représentent à eux seuls près de 20% des ventes.
Alors, quand Marvel se voit privé de salles IMAX aux États-Unis pour la sortie d’Avengers : Doomsday, le studio n’en mène pas large. S’il paraît improbable que Dune : Troisième volet récolte plus de billets verts que le retour des superhéros Marvel, Paul Atréides reste un solide adversaire. C’est là que l’idée de miser sur son propre format Premium trouve son sens. Des places plus chères, la promesse d’une expérience la plus immersive possible et surtout une signalétique claire pour les spectateurs, Disney a trouvé une parade. Reste à voir maintenant si l’opération portera ses fruits et si Doomsday dépassera les recettes d’Endgame, située à plus de 2,7 milliards de dollars.
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