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Douche froide pour Jeff Bezos : après le fiasco de ce weekend, la fusée New Glenn est clouée au sol

Ce weekend, Blue Origin a pu réutiliser un propulseur, puis le récupérer. Néanmoins, la mission est un échec, puisque le satellite de son client a été placé sur une orbite trop basse. Et, maintenant, l’entreprise doit aussi attendre la fin d’une enquête et une autorisation des autorités américaines avant de reprendre les lancements.

Le dimanche 19 avril devait être un jour historique pour Blue Origin, la société de Jeff Bezos et concurrent de SpaceX. Pour la première fois, celle-ci a réutilisé puis récupéré un booster de la fusée New Glenn. Cependant, malgré cet exploit, la mission a été un échec. La raison : le satellite d’AST SpaceMobile que cette fusée transportait a été placé sur une orbite plus basse que prévu.

“Bien que le satellite se soit séparé du lanceur et se soit mis sous tension, son altitude est trop basse pour permettre le maintien de ses opérations à l’aide de ses propulseurs embarqués ; il sera donc désorbité. Le coût du satellite devrait être couvert par la police d’assurance de la société”, a indiqué AST SpaceMobile, dans un communiqué.

La fusée New Glenn clouée au sol jusqu’à nouvel ordre

Et les problèmes ne s’arrêtent pas là, pour Blue Origin. Alors que l’échec de cette mission est déjà une mauvaise publicité pour l’entreprise, on apprend aussi que les autorités américaines ont décidé de clouer les fusées New Glenn au sol. Dans une publication sur X, Dave Limp, CEO de Blue Origin admet que son entreprise n’a pas mené à bien la mission qui était confiée par le client. Par ailleurs, celui-ci annonce une enquête menée sous la supervision de la FAA, qui régule le secteur aérien aux États-Unis, afin “de tirer les leçons de ces données et de mettre en œuvre les améliorations nécessaires pour reprendre rapidement les opérations de vol.”

Selon Reuters, Blue Origin doit désormais mener son enquête, puis obtenir une autorisation de la FAA, pour reprendre les lancements avec la fusée en cause. En effet, les autorités doivent s’assurer qu’il n’y a aucun risque en matière de sécurité. Sinon, dans sa publication sur X, Dave Limp donne déjà une piste, qui pourrait expliquer l’échec de la mission : les premiers éléments de l’enquête montrent que l’un des moteurs n’aurait pas fourni une poussée suffisante pour atteindre l’orbite qui était ciblée.

En tout cas, cette enquête pourrait retarder les plans de Blue Origin, qui envisage de faire plus d’une douzaine de lancements en 2026. Et, par ailleurs, cela pourrait aggraver la pénurie de lancements à laquelle des constellations comme Amazon Leo sont confrontées.

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